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Zinc

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Caractéristiques du zinc

  • Symbole : Zn
  • Masse atomique : 65,409 ± 0,004 u
  • NumĂ©ro CAS : 7440-66-6
  • Configuration Ă©lectronique : [Ar] 4d10 4s2
  • NumĂ©ro atomique : 30
  • Groupe : 12
  • Bloc : Bloc d
  • Famille d’Ă©lĂ©ments : MĂ©tal pauvre ou mĂ©tal de transition
  • ÉlectronĂ©gativitĂ© : 1,65
  • Point de fusion : 419,527 °C (congĂ©lation)

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Le zinc, élément atomique n°30 de symbole Zn : généralités, production, propriétés, utilisations, avantages et inconvénients.

Le zinc est un Ă©lĂ©ment chimique de symbole Zn et de numĂ©ro atomique 30. Il appartient Ă  la famille des mĂ©taux de transition. Il se trouve dans la huitième colonne du tableau pĂ©riodique des Ă©lĂ©ments, entre le gallium et le cadmium. Ce mĂ©tal est parmi les plus largement utilisĂ©s dans le monde. Son usage remonte Ă  l’AntiquitĂ©, oĂą il Ă©tait utilisĂ© pour fabriquer des bijoux, des pièces de monnaie et des ustensiles de cuisine. Au fil du temps, le zinc est devenu une composante mĂ©tallique essentielle du secteur de la construction, de l’automobile, de l’Ă©lectronique et de l’industrie pharmaceutique. Cet Ă©lĂ©ment joue un rĂ´le essentiel dans notre corps et notre environnement. MalgrĂ© cela, une utilisation excessive de cette substance risque de nuire Ă  la santĂ© des organismes vivants. Voici les avantages et les inconvĂ©nients du zinc dans divers domaines.

Généralités sur le zinc

Le zinc s’est avĂ©rĂ© ĂŞtre un Ă©lĂ©ment primordial au fil du temps. De l’AntiquitĂ© Ă  nos jours, son Ă©tymologie se dĂ©veloppe autant que les dĂ©couvertes sur son application et celles des zincates.

Historique du zinc

Le zinc a Ă©tĂ© utilisĂ© depuis l’AntiquitĂ© pour produire des alliages de cuivre-zinc (laiton). S’il n’avait aucun intĂ©rĂŞt Ă  l’Ă©poque en tant que corps simple par sa nature cassante et facilement oxydable Ă  tempĂ©rature ambiante, ses minerais, notamment la calamine, Ă©taient prisĂ©s dans la fabrication de bracelets et d’idoles dans la Grèce antique. Du XIIe au XIVe siècle, la mĂ©tallurgie du zinc connaĂ®t un essor en Asie, surtout en Inde, en Chine et en IndonĂ©sie. Le processus de fabrication d’Ă©poque consistait Ă  griller du minerai de zinc et Ă  mĂ©langer l’oxyde de zinc obtenu avec des matières organiques rĂ©ductrices, comme de la laine usagĂ©e. L’exportation du matĂ©riau fini, alors nommĂ© Ă©tain des Indes, a Ă©tĂ© monopolisĂ©e par les marchands arabes et, plus tard par les compagnies hollandaises.

Le zinc Ă©tait autrefois identifiĂ© comme une mauvaise variĂ©tĂ© d’Ă©tain par le savant italien Georgius Agricola dans son Livre des forges en 1546, ainsi que par Basile Valentin en 1650. Ce n’est qu’en 1695 que le chimiste batave Guillaume Homberg rĂ©ussit Ă  prĂ©parer du zinc avec de la calamine ou du carbonate de zinc. Au XVIIe siècle, le zinc Ă©tait prĂ©fĂ©rĂ© Ă  l’Ă©tain ou au plomb dans la sculpture mĂ©tallique et au bronze par la facilitĂ© de coulage.

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L’industrie du zinc connaĂ®t un vĂ©ritable essor au XVIIIesiècle en Europe avec de nombreuses expĂ©rimentations et un investissement poussĂ© dans la mĂ©tallurgie du zinc. Le chimiste suĂ©dois Anton von Swab rĂ©ussit Ă  extraire du zinc Ă  partir de la calamine et de la blende en 1742 et en 1744. Le Hollandais Marggraf fit la mĂŞme expĂ©rience avec de la blende en 1746 en rĂ©duisant de l’oxyde de zinc Ă  l’abri de l’air. William Champion bâtit la première usine d’extraction industrielle de zinc en 1743 Ă  Bristol, Angleterre, en utilisant des condenseurs inspirĂ©s de la mĂ©thode indienne. Le procĂ©dĂ© consistait Ă  utiliser des creusets verticaux refroidis par des condenseurs trempĂ©s dans l’eau. Le rendement Ă©tait de 400 kg en 70 heures, ce qui consommait beaucoup d’Ă©nergie. En 1798, Johann Ruberg essaya de rĂ©soudre le problème d’inefficacitĂ© Ă©nergĂ©tique en utilisant des creusets horizontaux afin d’Ă©liminer le refroidissement. Cette technique inspira le chimiste belge Jean-Jacques Dony dans la crĂ©ation de la première usine mĂ©tallurgique de zinc belge en 1805 et en 1810 Ă  la Vieille-Montagne, dans le faubourg de Saint-LĂ©onard, Ă  proximitĂ© de Liège. Son processus amĂ©liorĂ© des creusets horizontaux consiste Ă  chauffer Ă  forte tempĂ©rature (+950 Â°C) de la poudre blanche Ă  froid avec du charbon de bois pour obtenir du zinc distillĂ© et du monoxyde de carbone. Ce fut le dĂ©but de la SociĂ©tĂ© des mines et fonderie de la Vieille Montagne, un des leaders de la production de zinc.

L’utilisation du zinc s’Ă©tend dans de nouveaux domaines au XIXe siècle. Il a Ă©tĂ© utilisĂ© en Ă©lectronique avec les premières piles voltaĂŻques et en imprimerie oĂą les alliages de zinc, de plomb et d’Ă©tain permettent d’amĂ©liorer la rĂ©sistance des caractères d’imprimerie. D’autres dĂ©couvertes primordiales relatives au zinc ont eu lieu vers la deuxième moitiĂ© du siècle. La dĂ©couverte des premiers composĂ©s organomĂ©talliques zincifères, que l’on doit au chimiste anglais Edward Frankland, a Ă©tĂ© possible grâce aux techniques de chauffage Ă  reflux et de distillation sous vide. Le zincage du fer a rĂ©volutionnĂ© l’architecture avec l’utilisation du zinc pour la protection du fer contre la corrosion.

Origine étymologique du zinc

L’origine Ă©tymologique du mot « zinc Â» remonte Ă  plusieurs sources.

Certains linguistes ont suggĂ©rĂ© que le mot « zinc Â» peut ĂŞtre dĂ©rivĂ© du mot latin zirconium, qui dĂ©signait une pierre prĂ©cieuse. Cependant, cette thĂ©orie n’est pas largement acceptĂ©e. Mais l’origine la plus probable du mot est le mot allemand Zink, qui signifie « Ă©tain blanc Â». Cette appellation donnĂ©e par le savant Paracelse en 1526 peut ĂŞtre attribuĂ©e au fait que le zinc est souvent associĂ© Ă  l’Ă©tain en raison de leur similitude dans l’apparence et les propriĂ©tĂ©s. Au Moyen Ă‚ge, l’Ă©tain Ă©tait souvent appelĂ© zincum en latin ou zinken en allemand, ce qui  a pu influencer la dĂ©nomination du zinc. Le fait que le zinc fondu prĂ©sente des dendrites ou des barbes une fois refroidi expliquerait en partie cette qualification.

Une autre origine possible du mot « zinc Â» est le mot italien zincare, qui signifie galvaniser. Ce terme est associĂ© Ă  la galvanisation depuis que le zinc a Ă©tĂ© utilisĂ© pour protĂ©ger le fer de la corrosion.

Une troisième source possible du mot « zinc Â» est l’ancien mot persan Sing, qui signifie pierre. Cela est liĂ© au fait que le zinc est souvent trouvĂ© dans des minerais de pierre. Le terme Sing a Ă©tĂ© introduit en Europe par les marchands persans et est devenu zinke en allemand, avant d’ĂŞtre adoptĂ© par d’autres langues europĂ©ennes.

Le terme usitĂ© en 1666 fut d’abord zinch, citĂ© dans un livre de l’Ă©crivain Jean de ThĂ©venot. Il fut ensuite simplifiĂ© officiellement en zin ou zain en 1680 avant que le terme technique zing se vulgarise Ă  la fin du XVIIe siècle. C’est dans les annĂ©es 1873 Ă  1876 que l’expression courante a Ă©tĂ© popularisĂ©e dans la littĂ©rature par Zola et Huysmans qui utilisent le terme pour dĂ©signer le revĂŞtement lustrĂ© des comptoirs. Le vocable autour du zinc se dĂ©veloppe Ă  partir de cette Ă©poque, notamment avec l’apparition du verbe zinguer et des divers mots dĂ©rivĂ©s tels que zingueur, zincifère…

Quelle que soit l’origine exacte du mot, il est vrai que le zinc est prĂ©sent dans plusieurs minerais de pierre.

Minerais zincifères et leurs propriétés

Le zinc est le 24e Ă©lĂ©ment le plus abondant de l’Ă©corce terrestre. Il existe plusieurs minerais qui contiennent du zinc, chacun ayant des propriĂ©tĂ©s distinctes.

  • La sphalĂ©rite : la sphalĂ©rite ou blende est le principal minerai de zinc. Étant le plus rĂ©pandu dans la lithosphère, ce minerai reprĂ©sente environ 80 % de la production mondiale de zinc. Elle est composĂ©e de sulfure de zinc (ZnS) et contient souvent des impuretĂ©s de fer, de plomb et de cuivre. La sphalĂ©rite est gĂ©nĂ©ralement de couleur brune, jaune ou gris foncĂ© et a une duretĂ© de 3,5-4 sur l’Ă©chelle de Mohs, avec un système cristallin cubique. Elle se trouve dans les gisements de sulfures polymĂ©talliques comme la marmatite (sulfure, zinc, fer), la galène (sulfure de plomb) et les gisements d’oxydes de zinc.
  • La smithsonite : ce minerai de zinc moins commun se compose de carbonate de zinc (ZnCO3). Elle a une couleur variable, allant du blanc au vert, au bleu, au rose et au brun. La smithsonite a une duretĂ© de 4-5 sur l’Ă©chelle de Mohs et se trouve gĂ©nĂ©ralement dans les gisements de carbonate de zinc.
  • La willemite : il s’agit d’un autre minerai de zinc qui se compose de silicate de zinc (Zn2SiO4). Elle est gĂ©nĂ©ralement de couleur verte, jaune ou brune et a une duretĂ© de 5-6 sur l’Ă©chelle de Mohs. La willemite se trouve souvent dans les gisements de sulfures polymĂ©talliques et les gisements de manganèse.
  • L’hĂ©mimorphite : ce minerai de zinc se compose de silicate d’hydroxyde de zinc (Zn4Si2O7(OH)2·H2O). Elle est gĂ©nĂ©ralement de couleur bleue, verte ou blanche et a une duretĂ© de 5-6 sur l’Ă©chelle de Mohs. L’hĂ©mimorphite se trouve souvent dans les gisements de carbonate de zinc.

Tous ces minerais zincifères sont des sources importantes de zinc pour l’industrie et sont extraits dans des mines Ă  travers le monde.

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Production de zinc

Le zinc est un Ă©lĂ©ment chimique qui se trouve dans la nature sous forme de minerai. Les ressources de zinc identifiĂ©es dans le monde sont estimĂ©es Ă  1,9 milliard de tonnes. Il est extrait et traitĂ© suivant plusieurs procĂ©dĂ©s industriels pour obtenir du zinc mĂ©tallique.

Gisements et commerce du zinc

Le zinc est extrait de minerais contenant du plomb, du fer et du cuivre. Au XIXe siècle, le sol europĂ©en Ă©tait considĂ©rĂ© comme riche en blende ou carbonates de zinc, le principal minerai du mĂ©tal. Parmi les pays producteurs figurent l’Allemagne et la Belgique, principalement en Haute-SilĂ©sie et Ă  Aix-La-Chapelle. La France exploitait dans le dĂ©partement du Lot ou du Gard.

Gisements

Dans les annĂ©es 90, les principaux gisements se trouvaient presque aux quatre coins du monde avec une teneur de 40 kg/t. L’AmĂ©rique comptait la mine de Red Dog, en Alaska aux États-Unis, et les gisements du Canada. La plus grande exploitation Ă©tait celle d’Antamina au PĂ©rou et des gisements se trouvaient Ă©galement au Mexique. Les principaux sites en Afrique se trouvaient en Afrique du Sud, au Maroc, en RDC ou au Zimbabwe. Quant Ă  l’Europe, la Pologne, l’Irlande, la Suisse et la Suède exploitaient du zinc. Des gisements se trouvaient aussi dans les Balkans et en Russie. La France comptait un important dĂ©pĂ´t de plomb et de zinc avec les mines des Malines et de Saint-Salvy dont la production totale en zinc Ă©tait respectivement de 1,8 Mt et de 2,3 Mt, jusqu’Ă  leur fermeture en 1991 et 1993.

La plupart de ces gisements continuent d’opĂ©rer aujourd’hui, seulement leur production est de loin dĂ©passĂ©e par ceux de Chine et d’Australie. La Chine est le plus grand producteur de zinc au monde, produisant environ un tiers de la production mondiale. Son rendement minier en 2022 Ă©tait estimĂ© Ă  4 200 000 tonnes mĂ©triques. Celui de l’Australie vient Ă  la troisième place après le PĂ©rou, Ă  1 320 000 tonnes mĂ©triques et 1 530 000 tonnes mĂ©triques respectivement. Quant aux rĂ©serves, ces trois pays se placent toujours en tĂŞte. L’Australie compte la plus grande rĂ©serve de zinc au monde avec 66 millions de tonnes mĂ©triques. La Chine vient en deuxième position avec 31 millions de tonnes mĂ©triques. La rĂ©serve pĂ©ruvienne est estimĂ©e Ă  17 millions de tonnes mĂ©triques. Quant Ă  la France, les ressources du pays en zinc, bien que minimes par rapport aux grands producteurs, se concentrent dans les amas sulfurĂ©s volcaniques du Massif central (Chessy-les-Mines, 486 000 t mĂ©tal Ă  9 % de Zn) et du Massif armoricain (Porte-aux-Moines, 144 000 t mĂ©tal Ă  7,8 % de zinc et Bodennec, 61 000 t mĂ©tal Ă  2,9 % de zinc).

Commercialisation

Le marchĂ© mondial du Zinc connaĂ®t une poussĂ©e exponentielle depuis quelques annĂ©es due principalement aux importants investissements effectuĂ©s par certains pays afin de dĂ©velopper leur production industrielle. Des flux commerciaux majeurs ont Ă©tĂ© observĂ©s entre le PĂ©rou et la Chine, Ă  5,5 % des exportations mondiales en 2021, si le PĂ©rou Ă©tait le premier exportateur de zinc. La Chine, le Japon, la CorĂ©e du Sud comptent quant Ă  eux parmi les plus grands importateurs de minerai de zinc.

Les prix internationaux ont flambĂ© au cours des cinq dernières annĂ©es en raison de la hausse significative de la production chinoise qui a entraĂ®nĂ© une augmentation importante de la demande globale. Cette tendance devrait se poursuivre au cours des prochaines annĂ©es, car les principaux acteurs continueront Ă  investir massivement dans l’industrie minière afin d’accroĂ®tre la capacitĂ© minière existante ou de dĂ©velopper un nouveau projet minier prĂ©sentant un potentiel important en termes de ressources naturelles. Le prix du zinc Ă©tait estimĂ© Ă  2 912,25 USD sur les marchĂ©s internationaux du 10 au 15 avril.

Procédés industriels

La production de zinc est rĂ©alisĂ©e Ă  partir de minerais de zinc tels que la blende, la smithsonite et la wurtzite, qui sont extraits de mines souterraines ou Ă  ciel ouvert. Le traitement du minerai de zinc est possible selon deux techniques : la pyromĂ©tallurgie et l’hydromĂ©tallurgie.

La méthode pyrométallurgique

Dans la mĂ©thode pyromĂ©tallurgique, le traitement du minerai de zinc se fait par Ă©tape, l’extraction, le concassage, la flottation, le grillage, la rĂ©duction, la purification, le moulage et la finition. Cette mĂ©thode est couramment utilisĂ©e pour produire du zinc Ă  partir de minerais contenant plus de 15 % de zinc.

Les minerais de zinc sont extraits des mines souterraines ou Ă  ciel ouvert Ă  l’aide d’explosifs, de bulldozers et de pelles mĂ©caniques. Ils sont ensuite transportĂ©s vers des installations de concassage et de broyage pour ĂŞtre rĂ©duits en petites particules. Les particules de minerai sont mĂ©langĂ©es Ă  de l’eau et Ă  des produits chimiques spĂ©cifiques pour former une pulpe. Cette pulpe est soumise Ă  un processus appelĂ© flottation, qui permet de sĂ©parer le minerai de zinc des autres minĂ©raux. Le minerai de zinc flotte Ă  la surface de la pulpe et est ensuite prĂ©levĂ© pour ĂŞtre traitĂ© davantage. Le minerai de zinc est ensuite chauffĂ© dans un four de grillage pour Ă©liminer les impuretĂ©s telles que le soufre, le carbone et l’oxygène. Cela laisse le zinc sous forme d’oxyde de zinc. Celui-ci est ensuite rĂ©duit en zinc mĂ©tallique Ă  l’aide du processus pyromĂ©tallurgique proprement dit. Le processus de rĂ©duction implique la chauffe de l’oxyde de zinc avec du carbone Ă  haute tempĂ©rature dans un four. Le zinc mĂ©tallique se vaporise et est ensuite recueilli dans des rĂ©cipients refroidis oĂą il se condense en lingots solides. Les lingots de zinc sont alors purifiĂ©s pour Ă©liminer les impuretĂ©s restantes dont le plomb et le fer. Cela peut ĂŞtre accompli en utilisant diverses mĂ©thodes dont la distillation ou l’Ă©lectrolyse. Le zinc purifiĂ© est ensuite fondu et moulĂ© en lingots, en plaques, en feuilles ou en fils. Ces produits sont ensuite usinĂ©s pour obtenir les formes et les dimensions souhaitĂ©es.

La pyromĂ©tallurgie implique l’utilisation de hautes tempĂ©ratures pour transformer les minĂ©raux en mĂ©taux. Bien que très utilisĂ©e, il s’agit d’un procĂ©dĂ© très Ă©nergivore, qui peut produire des Ă©missions de gaz Ă  effet de serre et d’autres polluants.

La méthode hydrométallurgie

La mĂ©thode alternative de production du zinc consiste Ă  l’hydromĂ©tallurgie. Elle consiste Ă  utiliser de l’acide sulfurique sur le minerai de zinc pour produire du sulfate de zinc. Le sulfate de zinc est ensuite purifiĂ© et Ă©lectrolytiquement raffinĂ© pour produire du zinc mĂ©tallique. Cette mĂ©thode est utilisĂ©e pour produire du zinc Ă  partir de minerais contenant moins de 15 % de zinc. Le procĂ©dĂ© Ă©lectrolytique est souvent considĂ©rĂ© comme plus respectueux de l’environnement que la pyromĂ©tallurgie, car il utilise moins d’Ă©nergie et produit moins d’Ă©missions de gaz Ă  effet de serre. Cependant, le procĂ©dĂ© Ă©lectrolytique peut nĂ©cessiter des quantitĂ©s importantes d’eau et d’acide sulfurique pour extraire le zinc des minerais, ce qui peut poser des dĂ©fis en matière de gestion des dĂ©chets et de l’utilisation des ressources.

Alliage de zinc

La formation d’amalgame de zinc et d’autres mĂ©taux est simple par fusion et laminage. Le premier procĂ©dĂ© consiste Ă  faire fondre les mĂ©taux pour crĂ©er un alliage liquide. Les mĂ©taux sont fondus Ă  une tempĂ©rature Ă©levĂ©e, puis mĂ©langĂ©s pour former l’alliage souhaitĂ©. Une fois le mĂ©lange complet, il est coulĂ© dans un moule pour former un lingot ou une plaque. Le second procĂ©dĂ© est une mĂ©thode courante dans la production d’alliages de zinc. Elle implique l’utilisation d’un laminoir pour aplatir et façonner l’alliage en feuille ou en bande. Les mĂ©taux sont d’abord fondus, puis versĂ©s dans des moules pour crĂ©er des lingots. Ces derniers sont ensuite chauffĂ©s Ă  haute tempĂ©rature et pressĂ©s dans un laminoir.

Plusieurs alliages de zinc comme le mĂ©tal peuvent facilement fusionner avec d’autres. Leurs propriĂ©tĂ©s et leurs applications varient en fonction de leur composition. Les alliages les plus rĂ©currents sont le zircal ou l’alliage aluminium-zinc, très prisĂ© pour sa lĂ©gèretĂ© et sa rĂ©sistance Ă  la corrosion et pouvant contenir jusqu’Ă  4 Ă  40 % d’aluminium ; l’alliage de zinc et de nickel (jusqu’Ă  30 %) qui est très usitĂ© dans les applications marines pour sa forte rĂ©sistance Ă  la corrosion. Citons aussi les laitons ou cuivre jaune qui sont Ă  base de cuivre et de zinc ; le virenium (cuivre, zinc, nickel) ; l’ormolu ou bronze dorĂ© avec du cuivre, du zinc et de l’Ă©tain ; le zamak, un alliage de zinc, d’aluminium, de magnĂ©sium et de cuivre ; l’argentan, composĂ© de nickel, de cuivre et de zinc ; le chrysocale, avec du cuivre, du zinc et de l’Ă©tain ; le cuivre chinois ou pacfung, contenant du cuivre, du nickel et du zinc et surtout utilisĂ© en bijouterie, ainsi que les bronzes au zinc.

Propriétés du zinc

Le zinc est le troisième mĂ©tal de transition le plus utilisĂ© par l’homme après le fer et le cuivre par ses nombreuses propriĂ©tĂ©s.

Propriétés physiques

Le zinc est un mĂ©tal brillant, bleu-gris, qui est mallĂ©able et ductile. Il a un point de fusion relativement bas, de 419,53 °C et un point d’Ă©bullition de 907 °C. Le zinc est un mĂ©tal relativement lĂ©ger, avec une densitĂ© de 7,14 g/cmÂł. Cette faible densitĂ© lui inculque des propriĂ©tĂ©s Ă©lectriques et magnĂ©tiques notables. Il est un bon conducteur d’Ă©lectricitĂ© et possède une conductivitĂ© thermique et Ă©lectrique de 27 % supĂ©rieure Ă  celle du cuivre. Il est utilisĂ© dans de nombreuses applications Ă©lectriques, notamment dans les batteries, les circuits Ă©lectroniques et les dispositifs de commutation. Il a Ă©galement des propriĂ©tĂ©s magnĂ©tiques, ce qui en fait un matĂ©riau utile pour les aimants.

Les propriĂ©tĂ©s mĂ©caniques du zinc sont importantes. S’il est dur, mais peu rĂ©sistant Ă  tempĂ©rature habituelle, voire cassant Ă  froid, le zinc est un mĂ©tal ductile et mallĂ©able dans une plage de tempĂ©rature de 105 Ă  150 Â°C. Il peut ainsi ĂŞtre facilement façonnĂ© en diffĂ©rentes formes et tailles. Ă€ plus de 200 Â°C cependant, le mĂ©tal redevient pulvĂ©risable. Il est Ă©galement rĂ©sistant Ă  la fatigue et Ă  la rupture, ce qui en fait un matĂ©riau idĂ©al pour les applications qui nĂ©cessitent une rĂ©sistance mĂ©canique Ă©levĂ©e.

Propriétés chimiques

Le zinc est un mĂ©tal très rĂ©actif qui entre facilement en contact avec l’oxygène. Lorsque cet Ă©lĂ©ment est exposĂ© Ă  l’air, il rĂ©agit avec l’oxygène pour former une fine couche d’oxyde de zinc (ZnO) Ă  la surface du mĂ©tal. Cette couche d’oxyde de zinc peut protĂ©ger le zinc contre une rĂ©action ultĂ©rieure avec l’air, ce qui le rend rĂ©sistant Ă  la corrosion atmosphĂ©rique. Il rĂ©agit Ă©galement avec l’azote et d’autres Ă©lĂ©ments pour former des composĂ©s, notamment avec les acides forts pour former des sels de zinc et de l’hydrogène gazeux. Le zinc est insoluble dans l’eau, mais il se dissout facilement dans les acides et les bases. Il s’agit aussi d’un bon catalyseur, ce qui signifie qu’il peut accĂ©lĂ©rer les rĂ©actions chimiques sans ĂŞtre lui-mĂŞme modifiĂ©.

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Oxydation du zinc

Le zinc est un Ă©lĂ©ment chimique qui peut avoir diffĂ©rents Ă©tats d’oxydation, c’est-Ă -dire diffĂ©rents nombres d’Ă©lectrons perdus ou gagnĂ©s lors d’une rĂ©action chimique. Les Ă©tats d’oxydation les plus courants pour le zinc sont +2 et +0 (le zinc mĂ©tallique pur). Le zinc peut de mĂŞme avoir d’autres Ă©tats d’oxydation, mais ils sont moins courants. Par exemple, le zinc peut avoir un Ă©tat d’oxydation de +1 dans le composĂ© Zn2O, oĂą chaque atome de zinc a perdu un seul Ă©lectron. Le zinc joue un rĂ´le important dans de nombreuses applications industrielles et biologiques compte tenu de ses diffĂ©rents Ă©tats d’oxydation.

Dans l’Ă©tat d’oxydation +2, le zinc a perdu deux Ă©lectrons et a une charge positive de 2+. Cet Ă©tat d’oxydation est le plus commun pour le zinc dans les composĂ©s chimiques tels que l’oxyde de zinc (ZnO), le sulfate de zinc (ZnSO4) et le chlorure de zinc (ZnCl2). Ces composĂ©s sont utilisĂ©s dans diverses applications comme les peintures, les cosmĂ©tiques, les produits pharmaceutiques et les engrais.

Capacité de réduction du zinc

La capacitĂ© de rĂ©duction du zinc est une mesure de la propension d’un composĂ© contenant du zinc Ă  subir une rĂ©action de rĂ©duction, autrement dit Ă  gagner des Ă©lectrons. Cette propriĂ©tĂ© est souvent exprimĂ©e en termes de potentiel de rĂ©duction, qui mesure la tendance d’un composĂ© Ă  subir une rĂ©duction en solution aqueuse. Cette caractĂ©ristique de rĂ©duction fait du zinc un mĂ©tal rĂ©ducteur qui peut ainsi agir sur d’autres Ă©lĂ©ments ou composĂ©s en gagnant des Ă©lectrons. Cette propriĂ©tĂ© a des implications importantes dans de nombreuses applications industrielles et biologiques comme il sera expliquĂ© plus bas.

Propriétés acido-basiques du zinc

Le zinc peut avoir des propriĂ©tĂ©s acido-basiques, c’est-Ă -dire qu’il peut agir comme des acides ou des bases dans certaines rĂ©actions chimiques. Cela dĂ©pend de la disposition du mĂ©tal Ă  donner ou Ă  accepter des Ă©lectrons.

Lorsque le mĂ©tal rĂ©agit avec un acide, il peut agir comme une base et accepter un proton (un ion hydrogène) du milieu acide, formant un sel mĂ©tallique et libĂ©rant de l’hydrogène gazeux. Par exemple, le zinc rĂ©agit avec l’acide chlorhydrique pour former du chlorure de zinc et du dihydrogène (H2) :

Zn + 2HCl → ZnCl2 + H2

Lorsque le mĂ©tal rĂ©agit avec une base, il peut agir comme un acide et donner des Ă©lectrons pour former un sel mĂ©tallique et de l’hydrogène gazeux. Par exemple, le zinc rĂ©agit avec l’hydroxyde de sodium pour former du zincate de sodium et du dihydrogène :

Zn + 2NaOH → Na2ZnO2 + H2

Les propriĂ©tĂ©s acido-basiques du zinc ont de nombreuses applications incluant son utilisation comme catalyseur pour les rĂ©actions acido-basiques dans l’industrie chimique, et la production de sels mĂ©talliques pour une variĂ©tĂ© de produits chimiques et pharmaceutiques.

Composés du zinc

Le zinc forme une variété de composés chimiques incluant les oxydes de zinc, les sulfates de zinc, les chlorures de zinc, les nitrates de zinc, les carbonates de zinc et les hydroxydes de zinc.

  • L’oxyde de zinc (ZnO) est un composĂ© blanc qui se forme après la rĂ©action du zinc avec l’oxygène atmosphĂ©rique. Il agit comme une barrière protectrice pour empĂŞcher l’oxydation ultĂ©rieure du mĂ©tal et est insoluble dans l’eau, mais soluble dans les solutions d’acides forts et de bases fortes. Sa structure cristalline et sa densitĂ© est de 5,61 g/cm3. Il est utilisĂ© comme pigment blanc dans les peintures et les plastiques pour sa couleur blanche et de son pouvoir couvrant Ă©levĂ©.
  • Le sulfate de zinc (ZnSO4) est un sel soluble dans l’eau. Il est hygroscopique, ce qui signifie qu’il absorbe l’humiditĂ© de l’air. Le sulfate de zinc est utilisĂ© comme source de zinc dans les complĂ©ments alimentaires et les engrais.
  • Le chlorure de zinc (ZnCl2) est un solide incolore ou blanc hygroscopique, c’est-Ă -dire, pouvant absorber l’humiditĂ© de l’air. Il a une densitĂ© de 2,907 g/cm3. Il est utilisĂ© comme agent de traitement du bois et dans la production de produits chimiques tels que les colles, les textiles et les dĂ©tergents.
  • Le sĂ©lĂ©nite de zinc (ZnSeO3) est un composĂ© incolore. Il a une densitĂ© de 5,6 g/cm3. Il est utilisĂ© comme pigment dans les peintures et les verres optiques en raison de sa transparence Ă©levĂ©e.
  • Les nitrates de zinc (Zn(NO3)2) sont des sels solubles dans l’eau et utilisĂ©s comme engrais et comme oxydants dans les procĂ©dĂ©s de fabrication.
  • Le carbonate de zinc (ZnCO3) est un composĂ© insoluble dans l’eau. Il est utilisĂ© comme pigment dans les peintures, les plastiques et les revĂŞtements pour sa blancheur et de son opacitĂ©.
  • Les hydroxydes de zinc (Zn(OH)2) sont des composĂ©s blancs gĂ©latineux insolubles dans l’eau et sont utilisĂ©s comme agent de remplissage dans les produits en caoutchouc et les cosmĂ©tiques.
Allotropie du zinc

Le zinc a un seul allotrope stable à température et pression ambiantes, qui est une forme cristalline hexagonale compacte appelée alpha-zinc. Cependant, le zinc peut former des allotropes à des températures et des pressions élevées.

Le zinc gamma est une forme mĂ©tastable de zinc qui se forme Ă  des tempĂ©ratures supĂ©rieures Ă  419 °C. Il est plus dense et moins ductile que l’alpha-zinc. Le zinc bĂŞta est une autre forme mĂ©tastable de zinc qui se forme Ă  des tempĂ©ratures supĂ©rieures Ă  906 °C. Il est plus dense que l’alpha-zinc, mais moins dense que le zinc gamma. Le zinc tĂ©tragonal est une forme stable de zinc qui se forme sous une pression Ă©levĂ©e de plus de 50 000 atmosphères. Il a une structure tĂ©tragonale Ă  faces centrĂ©es.

Les propriĂ©tĂ©s physiques et chimiques des allotropes du zinc varient en fonction de leur structure cristalline. Par exemple, le zinc gamma est plus dense et moins ductile que l’alpha-zinc compte tenu de sa structure cristalline diffĂ©rente. Le zinc tĂ©tragonal a Ă©galement des propriĂ©tĂ©s diffĂ©rentes en raison de sa structure cristalline unique. Cependant, la plupart des applications industrielles et commerciales du zinc utilisent l’alpha-zinc, car il est le plus couramment disponible et le plus facile Ă  utiliser.

Chimie organométallique du zinc

Sa chimie organomĂ©tallique constitue une des propriĂ©tĂ©s les plus importantes du zinc, comme elle explique sa criticitĂ© dans de nombreuses applications. Un composĂ© organomĂ©tallique est un composĂ© chimique qui contient Ă  la fois des atomes de carbone et des atomes de mĂ©taux, comme le zinc. Les composĂ©s organomĂ©talliques du zinc sont gĂ©nĂ©ralement prĂ©parĂ©s Ă  partir de la rĂ©action entre un halogĂ©nure d’alkyle ou d’aryle et un composĂ© de zinc, comme le zinc mĂ©tallique ou le chlorure de zinc. Ces composĂ©s sont largement utilisĂ©s comme catalyseurs dans une variĂ©tĂ© de rĂ©actions chimiques et comme intermĂ©diaires dans la synthèse de composĂ©s organiques plus complexes. Les organozinciques de Grignard et le dimĂ©thylzinc sont des exemples importants de composĂ©s organomĂ©talliques de zinc.

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Utilisations du zinc

Le zinc est un des mĂ©taux non ferreux les plus consommĂ©s dans le monde après l’aluminium et le cuivre. L’utilisation du mĂ©tal montre une tendance annuelle croissante, mĂŞme avec la baisse du PNB mondial durant ces dix dernières annĂ©es. L’annĂ©e dernière fait exception Ă  cette tendance, oĂą la consommation a montrĂ© une lĂ©gère baisse de 2,7 % en raison de la crise post-covid et de la baisse de la production minière. En 2022, l’utilisation du zinc s’Ă©levait Ă  13 591 000 tonnes. Les plus grands utilisateurs de zinc mĂ©tallique raffinĂ© au monde sont la Chine (+50 %), les États-Unis, l’Inde, la CorĂ©e du Sud, le Japon, l’Allemagne, la Belgique, la Turquie, le Mexique et l’Italie. 

Son application s’Ă©tend dans de nombreux domaines, des plus banaux aux plus critiques, en particulier pour le facteur Ă©cologique, que ce soit pour les produits finaux ou industriels. Dans le marchĂ© des produits pour les utilisateurs finaux, la construction prend la première place dans l’utilisation du zinc, avec près de 50 % de la consommation totale du mĂ©tal. Le secteur du transport vient en deuxième place Ă  environ 20 %, la troisième revient Ă  l’infrastructure Ă  15 %, puis viennent les machines industrielles et les appareils Ă©lectromĂ©nagers Ă  près de 7 % chacun. Le reste est attribuĂ© aux applications diverses destinĂ©es au grand public. La galvanisation reprĂ©sente la plus grande part (près de 60 %) de la consommation du zinc dans l’application industrielle du mĂ©tal. Les alliages de zinc, Ă  part le laiton et le bronze, occupent la troisième, Ă  près de 15 % après les composĂ©s en zinc, dont l’attribution s’élève Ă  11 %. L’utilisation du zinc dans la fabrication du laiton et du bronze s’élève Ă  9 %. La manufacture de produits semi-finis en zinc dĂ©tient une allocation de 4 %. Le 1 % restant est attribuĂ© aux applications diverses.

Galvanisation

La galvanisation constitue la principale application du zinc. Elle consiste en un procĂ©dĂ© de revĂŞtement dans lequel la surface de l’acier est recouverte d’une couche de zinc dense et adhĂ©rente pour la sceller contre l’exposition Ă  l’oxygène, aux sulfures et aux carbonates. Il existe plusieurs procĂ©dĂ©s de galvanisation.

Le premier type, la galvanisation Ă  chaud en continu, est destinĂ© au traitement de l’acier laminĂ© dans un bain de zinc pur fondu Ă  l’aciĂ©rie. Il sert dans la fabrication de tĂ´les, de bandes et de fils d’acier qui sont ductiles et abrasifs une fois galvanisĂ©s. Ils serviront ensuite dans la production de carrosseries de voitures, d’appareils mĂ©nagers et de pièces en tĂ´le ondulĂ©e.

La galvanisation à chaud par lots reprend le précédent procédé, mais est destinée aux petites usines pour le traitement de différentes pièces en acier, notamment des écrous, des boulons, des clous ou des pièces en acier de construction et aux profils en acier compliqués.

L’Ă©lectrogalvanisation est un procĂ©dĂ© de revĂŞtement continu de tĂ´les et de bandes d’acier par trempage dans une anode Ă©lectrolytique de zinc, comme le plomb-argent, des Ă©lectrolytes de sulfates de zinc ou d’autres anodes insolubles. Le revĂŞtement se forme lorsque les ions de zinc chargĂ©s positivement dans la solution sont rĂ©duits Ă©lectriquement en zinc mĂ©tal et se dĂ©posent sur la surface de l’anode. L’Ă©lectrogalvanisation ne forme qu’une fine couche de zinc d’une Ă©paisseur maximale de 9,1 ÎĽm par face sur la surface de l’acier. Le zingage est le mĂŞme processus pour les petites pièces telles que les attaches, les manivelles, les ressorts et autres articles de quincaillerie plutĂ´t que les tĂ´les et bandes, mais avec un revĂŞtement de zinc d’une Ă©paisseur maximale de 25 ÎĽm. La durĂ©e de vie des articles galvanisĂ©s par Ă©lectrolyse est courte, mais la finition de la surface est excellente et l’Ă©paisseur uniforme par rapport Ă  la galvanisation par immersion Ă  chaud.

Les autres procĂ©dĂ©s galvaniques sont la peinture riche en zinc, le placage mĂ©canique, la shĂ©rardisation et la coulĂ©e sous pression de zinc. La peinture riche en zinc est un type de revĂŞtement de surface dans lequel le revĂŞtement est liĂ© mĂ©caniquement Ă  la surface de l’acier. Le procĂ©dĂ© de zingage mĂ©canique est conçu pour revĂŞtir des fixations Ă  haute rĂ©sistance et d’autres petites pièces aux formes moins compliquĂ©es qui ne se prĂŞtent pas Ă  la galvanisation Ă  chaud. La shĂ©rardisation, quant Ă  elle, porte le nom du mĂ©tallurgiste britannique Sherard Osborn Cowper-Coles qui a inventĂ© et brevetĂ© la mĂ©thode. Le procĂ©dĂ© est aussi connu sous le nom de galvanisation par diffusion thermique, galvanisation Ă  sec ou galvanisation Ă  l’Ă©tat solide. Il consiste Ă  diffuser de la poudre de zinc mĂ©tallique Ă  forte tempĂ©rature sur des petites pièces prĂ©fabriquĂ©es dans un tambour rotatif contenant du sable.

Alliages

Le zinc s’allie facilement Ă  d’autres corps par coulĂ©e sous pression. La rĂ©sistance, la fluiditĂ© et l’esthĂ©tique de ses alliages moulĂ©s sous pression en font un matĂ©riau idĂ©al pour de nombreuses applications, notamment les appareils Ă©lectromĂ©nagers, les pièces automobiles, les Ă©quipements de tĂ©lĂ©communication et les poignĂ©es de porte. Le laiton (cuivre-zinc), par exemple, est couramment utilisĂ© Ă  des fins dĂ©coratives ou dans la fabrication d’instruments de musique grâce Ă  sa maniabilitĂ© et sa durabilitĂ©. Le bronze, un autre alliage courant du zinc avec du cuivre et de l’Ă©tain, bien qu’il contienne en gĂ©nĂ©ral moins de 1 % de zinc, est prisĂ© pour ses propriĂ©tĂ©s de faible friction dans la fabrication des bagues et des roulements, la construction et les mĂ©dailles.

Applications dans la construction

Le zinc laminĂ© est utilisĂ© dans la construction pour les toitures, les gouttières, les parements et les clĂ´tures. Les toitures en zinc laminĂ© sont durables, rĂ©sistantes aux intempĂ©ries et faciles Ă  entretenir. Les gouttières en zinc sont Ă©galement populaires du fait de leur rĂ©sistance Ă  la corrosion et de leur faible coĂ»t. Les produits en zinc laminĂ© ont une longue durĂ©e de vie, jusqu’Ă  100 ans, et peuvent ĂŞtre recyclĂ©s et rĂ©utilisĂ©s. Le zinc laminĂ© se corrode très peu grâce Ă  la protection de la patine de zinc formĂ©e par la rĂ©action entre la surface mĂ©tallique du zinc, l’oxygène, l’eau de pluie et le dioxyde de carbone.

Applications dans l’automobile

L’utilisation du zinc dans le marchĂ© automobile connaĂ®t une forte croissance, une tendance qui devrait continuer Ă  l’avenir. L’association internationale du zinc prĂ©voit mĂŞme une hausse de consommation du zinc de 154 kt d’ici Ă  2030 si la valeur annuelle est estimĂ©e Ă  700 kt par an. Le zinc est utilisĂ© dans l’industrie automobile pour les composants de carrosserie, les pièces de moteur et les accessoires : les roues, les freins ou les transmissions. Les pièces de carrosserie en zinc sont lĂ©gères, durables et rĂ©sistantes Ă  la corrosion et au choc, ce qui les rend idĂ©ales pour les applications automobiles.

Applications dans l’Ă©lectronique

Le zinc est utilisĂ© dans l’industrie Ă©lectronique pour les piles, les circuits imprimĂ©s et les contacts Ă©lectriques. Les piles au zinc, comme les piles alcalines, sont couramment utilisĂ©es dans les appareils Ă©lectroniques portables pour leur durĂ©e de vie prolongĂ©e et de leur faible coĂ»t.

Mais le potentiel le plus important du zinc rĂ©side dans le stockage d’Ă©nergie, en particulier face Ă  la demande croissante en batteries. Si les batteries au lithium inondent encore le marchĂ©, celles au zinc-air offrent une alternative plus viable Ă  cette ressource. Celles-ci utilisent de l’air comme cathode et du zinc comme anode, ce qui permet de stocker l’énergie Ă©lectrique sous forme de zinc. Elles peuvent ĂŞtre utilisĂ©es pour stocker l’énergie produite par les sources d’énergie renouvelable telles que les panneaux solaires et les Ă©oliennes, et pour fournir de l’énergie Ă  la demande. Les batteries zinc-air sont notamment plus rentables, dotĂ©es d’une capacitĂ© de stockage supĂ©rieure et avec un coĂ»t de production minime vu la forte disponibilitĂ© des matières et la diversitĂ© de la chaĂ®ne d’approvisionnement. Ces batteries sont plus flexibles et durables, avec des puissances et des niveaux d’Ă©nergie Ă©levĂ©s. Elles demandent un entretien minimum et sont plus sĂ©curitaires et non toxiques. Ces divers avantages sont propices Ă  une hausse de la consommation en zinc dans le futur. Selon les statistiques prĂ©visionnelles, la part de marchĂ© mondial du zinc en stockage d’Ă©nergie Ă©quivaudrait Ă  près de 1 194 GWh, soit une hausse de consommation de 300 kt d’ici Ă  2030.

Applications dans l’alimentation

Le zinc est un nutriment essentiel pour les humains et les animaux. On le trouve comme composant des additifs alimentaires comme le sulfate de zinc ou l’oxyde de zinc utilisĂ©s pour enrichir certains aliments ou boissons nutritives en vitamine E pour amĂ©liorer l’absorption digestive des nutriments essentiels par notre organisme.

Importance pour la santé humaine

Le zinc joue un rôle important dans notre organisme. Il intervient activement dans certaines fonctions biologiques comme la synthèse des protéines nouvelles, la croissance cellulaire normale et l’immunité naturelle contre les infections bactériennes ou virales.

Il est important pour la croissance et la rĂ©paration des tissus, la cicatrisation des plaies, le système immunitaire. Le zinc est un ion mĂ©tallique positif qui peut se lier Ă  des groupes sulfhydryles de certaines protĂ©ines appelĂ©es facteurs de transcription. Il s’agit de protĂ©ines qui se lient Ă  des sĂ©quences spĂ©cifiques d’ADN pour contrĂ´ler l’expression des gènes. Le zinc est donc impliquĂ© dans la rĂ©gulation de la transcription de l’ADN en activant ou en dĂ©sactivant certains facteurs de transcription, ce qui permet Ă  notre corps de produire les protĂ©ines nĂ©cessaires Ă  une bonne santĂ© et Ă  une croissance normale.

Il aide Ă  maintenir la peau et les cheveux en bonne santĂ©. Cela s’explique par le fait que le zinc est important pour la synthèse de la kĂ©ratine et du collagène, qui sont des protĂ©ines importantes pour la santĂ© de la peau, des cheveux et des ongles. Le zinc est aussi important pour le dĂ©veloppement et le maintien de la vision, car il est prĂ©sent dans la rĂ©tine de l’Ĺ“il.

Cet élément est également un antioxydant puissant qui peut aider à protéger les cellules du corps contre les dommages causés par les radicaux libres. Il s’agit des molécules instables qui peuvent endommager les cellules et entraîner des maladies chroniques : le cancer, les maladies cardiovasculaires et le vieillissement prématuré.

Applications thérapeutiques et cosmétiques

Les composĂ©s du zinc sont utilisĂ©s dans l’industrie pharmaceutique, principalement l’oxyde de zinc. Ce dernier possède des vertus thĂ©rapeutiques contre les maladies de la peau comme l’Ă©rythème fessier, les Ă©ruptions cutanĂ©es ou l’acnĂ©. Grâce Ă  ses propriĂ©tĂ©s anti-inflammatoires et antibactĂ©riennes, il est notamment utilisĂ© dans les pâtes Ă  l’eau ou les pommades dermatologiques. Le zinc accĂ©lère aussi la cicatrisation des plaies et est donc utilisĂ© dans la fabrication des produits de soins en cas de blessures ou de cicatrices.

Les nombreuses propriétés du zinc en font un excellent composant dans les produits cosmétiques. Le zinc est utilisé dans les produits de protection solaire pour sa capacité à protéger la peau des rayons UV. Ces produits contenant du zinc sont souvent appelés écrans solaires minéraux ou écrans solaires physiques. Le zinc forme une barrière protectrice sur la peau qui réfléchit les rayons UV, offrant ainsi une protection contre les dommages causés par le soleil.

Le zinc possède des propriĂ©tĂ©s antioxydantes, ce qui signifie qu’il peut aider Ă  protĂ©ger la peau contre les radicaux libres et les dommages causĂ©s par l’environnement. Les produits de soins de la peau contenant du zinc peuvent aider Ă  prĂ©venir les signes du vieillissement prĂ©maturĂ© en protĂ©geant la peau contre les facteurs de stress environnementaux.

Applications dans l’agriculture

Le zinc est essentiel dans la sĂ©curitĂ© alimentaire, car il sert d’Ă©lĂ©ment nutritif dans les engrais pour les plantes. La carence en zinc serait la cause de la dĂ©ficience en micronutriment touchant plus de 50 % des terres agricoles dans le monde. Les statistiques montrent Ă©galement que les engrais zincifères permettent d’augmenter les rendements, ainsi que leur qualitĂ©.

Le zinc joue un rĂ´le important dans de nombreux processus mĂ©taboliques, tels que la synthèse des protĂ©ines, la photosynthèse et la rĂ©gulation de la croissance et du dĂ©veloppement des plantes. Le zinc est nĂ©cessaire pour la synthèse des hormones de croissance vĂ©gĂ©tale, ce qui stimule la croissance des racines et des tiges des plantes. Il est impliquĂ© dans la rĂ©gulation de l’ouverture et de la fermeture des stomates des plantes qui contrĂ´lent la respiration et la transpiration des plantes.

De plus, cet élément joue un rôle important dans la photosynthèse en étant un élément clé de la structure des protéines des chloroplastes, où se déroule la photosynthèse. Le zinc aide à protéger les plantes contre les dommages causés par les radicaux libres qui sont produits lors de la photosynthèse.

Il joue Ă©galement un rĂ´le important dans la dĂ©fense des plantes contre les maladies en stimulant la production d’enzymes qui dĂ©truisent les agents pathogènes.

Application dans l’Ă©nergie renouvelable

Le zinc est utilisĂ© dans le domaine de l’Ă©nergie renouvelable. Il sert de revĂŞtement pour les panneaux solaires en silicium cristallin afin d’amĂ©liorer leur durabilitĂ© et leur rĂ©sistance Ă  la corrosion. En outre, le zinc est utilisĂ© dans la fabrication des cellules photovoltaĂŻques Ă  couche mince, en particulier pour les couches de contact arrière, pour amĂ©liorer l’efficacitĂ© et la durabilitĂ© de ces cellules.

Le zinc peut aussi ĂŞtre utilisĂ© comme catalyseur dans la production d’hydrogène Ă  partir d’Ă©nergies renouvelables. La production d’hydrogène est considĂ©rĂ©e comme une mĂ©thode prometteuse pour stocker et transporter l’Ă©nergie renouvelable Ă  grande Ă©chelle et le zinc peut jouer un rĂ´le clĂ© dans cette technologie en tant que catalyseur pour la production d’hydrogène Ă  partir d’eau.

Autres utilisations

Le zinc dispose de nombreuses autres utilisations. Parmi celles-ci figure son rĂ´le de mĂ©tal rĂ©ducteur. Cet Ă©lĂ©ment est souvent utilisĂ© comme tel pour sa grande rĂ©activitĂ© chimique et sa capacitĂ© Ă  perdre des Ă©lectrons facilement. Il est alors souvent utilisĂ© pour rĂ©duire des composĂ©s organiques ou inorganiques dans des rĂ©actions chimiques. Par exemple, le zinc est couramment utilisĂ© pour la rĂ©duction des sels de mĂ©taux nobles, comme l’or et l’argent, Ă  partir de leurs solutions. Cette rĂ©duction se produit lorsque le zinc est ajoutĂ© Ă  la solution contenant les ions mĂ©talliques et il perd des Ă©lectrons pour se transformer en ions de zinc, tandis que les ions mĂ©talliques sont rĂ©duits en mĂ©tal pur.

Le zinc, en tant que mĂ©tal rĂ©ducteur, est Ă©galement utilisĂ© dans l’industrie pour la production de certains mĂ©taux tels que le cuivre, le nickel et le cobalt, par Ă©lectrolyse. Dans ce processus, il agit en tant que mĂ©tal rĂ©ducteur pour Ă©liminer l’oxygène des minerais mĂ©talliques afin de produire des mĂ©taux purs. Enfin, le zinc sert dans l’industrie chimique pour la production de nombreux composĂ©s organiques et inorganiques (pigments, lubrifiants, plastifiants, etc.) qui nĂ©cessitent des rĂ©actions de rĂ©duction.

Une autre utilisation notable du zinc est la fabrication de pièces de monnaies. Les pièces fabriquĂ©es Ă  partir de ce mĂ©tal sont particulièrement populaires grâce Ă  leur lĂ©gèretĂ©, de leur rĂ©sistance Ă  la corrosion et de leur coĂ»t relativement faible par rapport Ă  d’autres mĂ©taux tels que l’argent ou l’or. Le zinc est Ă©galement facile Ă  travailler et Ă  mouler en diffĂ©rentes formes et tailles, ce qui le rend idĂ©al pour la production de pièces de monnaie en grande quantitĂ©.

Cependant, les pièces de monnaie en zinc ne sont pas aussi durables que les pièces en mĂ©taux prĂ©cieux, car elles ont tendance Ă  se corroder et Ă  s’user plus rapidement en cas d’utilisation rĂ©gulière. C’est pourquoi de nombreux pays prĂ©fèrent utiliser le zinc comme un alliage pour les pièces de monnaie plutĂ´t que comme mĂ©tal principal. Par exemple, les pièces d’euro sont composĂ©es d’un noyau en laiton recouvert de couches de nickel et de cuivre-zinc pour amĂ©liorer leur rĂ©sistance Ă  la corrosion et prolonger leur durĂ©e de vie.

Les applications possibles du zinc sont légion. Il constitue une matière idéale pour les appareils ménagers, les jouets, les divers outils grâce à sa résistance, sa fluidité, sa capacité de traitement de surface et ses faibles points de fusion. Ses nombreux composés entrent dans la fabrication des pneus, des articles en caoutchouc, des pigments de peinture, ainsi que du verre.

Avantages et inconvénients du zinc

Résistance à la corrosion

Le zinc est connu pour sa rĂ©sistance Ă  la corrosion, ce qui en fait un matĂ©riau idĂ©al pour les applications en extĂ©rieur et en milieu marin. Les revĂŞtements de zinc protègent les surfaces mĂ©talliques de la rouille, de la corrosion et de l’Ă©rosion.

Durabilité

Le zinc est un matĂ©riau durable qui peut rĂ©sister Ă  des conditions difficiles, comme les intempĂ©ries, l’exposition aux produits chimiques et l’usure mĂ©canique. En raison de sa rĂ©sistance Ă  la corrosion, il peut durer des dĂ©cennies sans nĂ©cessiter de rĂ©parations ou de remplacements.

Propriétés esthétiques

Le zinc a une apparence attrayante, comme il peut ĂŞtre poli pour obtenir de superbes surfaces rĂ©flĂ©chissantes. Il peut ĂŞtre utilisĂ© pour crĂ©er des designs esthĂ©tiques pour les toitures, les façades de bâtiments et les ornements architecturaux. Il peut Ă©galement ĂŞtre facilement teintĂ© pour s’adapter Ă  l’esthĂ©tique d’un projet.

Recyclabilité

Le zinc est un mĂ©tal recyclable qui peut ĂŞtre utilisĂ© Ă  plusieurs reprises sans perdre ses propriĂ©tĂ©s. Il peut ĂŞtre fondu et retransformĂ© en produits en acier galvanisĂ© ou en alliages de zinc pour une utilisation future. La rĂ©cupĂ©ration du zinc peut ĂŞtre effectuĂ©e Ă  partir de dĂ©chets de construction, d’appareils Ă©lectromĂ©nagers et d’autres sources. Ce qui rĂ©duit les coĂ»ts de production et diminue l’impact environnemental.

Oligo-élément indispensable à la vie

Le zinc est un oligo-Ă©lĂ©ment important pour les organismes vĂ©gĂ©taux et animaux en quantitĂ©s très faibles. Il active les enzymes, favorise la croissance, contrĂ´le les rĂ©actions biochimiques et peut influencer la santĂ© pulmonaire. Le corps humain contient gĂ©nĂ©ralement 2 Ă  4 g de zinc, avec des besoins journaliers estimĂ©s Ă  environ 15 mg pour un homme normal et jusqu’Ă  deux fois plus pour une femme allaitante.

Le zinc se trouve dans divers aliments comme la viande rouge bovine et les fruits de mer, les lĂ©gumineuses et les noix. Mais sa biodisponibilitĂ© d’origine vĂ©gĂ©tale peut ĂŞtre remise en question Ă  cause des anti nutriments contenus dans les plantes qui peuvent diminuer son absorption. Cependant, les carences en zinc ne semblent pas plus courantes chez les vĂ©ganes comme ils consomment des lĂ©gumineuses, des grains entiers et des noix. Les vĂ©gĂ©tariens et les vĂ©gĂ©taliens peuvent nĂ©anmoins avoir besoin de prendre des supplĂ©ments de zinc pour rĂ©pondre Ă  leurs besoins nutritionnels.

L’un des principaux avantages de la consommation de zinc dans l’alimentation est qu’il aide Ă  renforcer le système immunitaire et Ă  rĂ©duire les risques d’infections, en particulier chez les personnes âgĂ©es, les femmes enceintes et les enfants. Cet Ă©lĂ©ment est important pour la synthèse des protĂ©ines, ce qui est important pour la croissance et la rĂ©paration des tissus corporels.

Le corps humain ne stocke pas le zinc et les excès sont éliminés par la sueur et les selles. La carence en zinc est fréquente chez un tiers de la population mondiale en raison de la sous-nutrition, mais elle peut apparaître dans les pays développés due à un régime alimentaire déséquilibré, en particulier chez les enfants et les personnes âgées.

Une déficience en zinc a des effets néfastes sur les fonctions immunitaires et peut entraîner une sensibilité accrue aux infections, des troubles de la croissance chez les enfants et les adolescents, des retards sexuels, des problèmes de santé reproductive et de guérison des blessures. Les élevages de porcs et de volailles sont également concernés par les carences en zinc.

Ce type de carence peut aggraver l’impact de la pollution des sols sur la santĂ©, car le zinc peut ĂŞtre remplacĂ© par des mĂ©taux lourds toxiques du type cadmium dans le corps.

Toxicité

Le zinc est un Ă©lĂ©ment indispensable Ă  la vie, prĂ©sent naturellement dans l’environnement. Cependant, Ă  des doses Ă©levĂ©es, il peut ĂŞtre toxique pour les organismes vivants : les humains et l’Ă©cologie. Cette toxicitĂ© dĂ©pend de plusieurs facteurs dont la voie d’exposition, la dose et la durĂ©e d’exposition, l’âge, le sexe, l’Ă©tat de santĂ© et les facteurs gĂ©nĂ©tiques.

Chez l’homme, l’inhalation de particules de zinc peut causer des irritations respiratoires telles que la toux, la bronchite et la pneumonie. Ă€ des doses très Ă©levĂ©es, l’inhalation de poussières de zinc peut provoquer une maladie respiratoire connue sous le nom de fièvre des soudeurs, caractĂ©risĂ©e par de la fièvre, des douleurs musculaires et de la fatigue.

L’ingestion de grandes quantitĂ©s de zinc peut Ă©galement causer des nausĂ©es, des vomissements, des douleurs abdominales et de la diarrhĂ©e. Dans les cas graves, cela peut entraĂ®ner une dĂ©shydratation, une anĂ©mie et des troubles rĂ©naux.

Le contact prolongé avec des solutions contenant du zinc peut aussi causer des irritations cutanées : des éruptions cutanées, des rougeurs et des démangeaisons.

Les effets toxiques du zinc pour l’Ă©cologie sont gĂ©nĂ©ralement observĂ©s lorsque des doses Ă©levĂ©es sont libĂ©rĂ©es dans l’environnement. Les rejets de zinc peuvent entraĂ®ner des effets nĂ©gatifs sur les organismes aquatiques tels que les poissons, les crustacĂ©s et les mollusques, ainsi que sur les plantes et les animaux terrestres qui dĂ©pendent de l’eau pour leur survie.

Les sources courantes de libĂ©ration de zinc dans l’environnement incluent les dĂ©chets industriels, les eaux usĂ©es, les pesticides, les engrais et les produits chimiques utilisĂ©s dans les mines et les exploitations minières. Les eaux usĂ©es municipales peuvent contenir du zinc provenant de produits de soins personnels, par exemple les crèmes solaires et les produits de maquillage.

Les organismes aquatiques peuvent ĂŞtre particulièrement vulnĂ©rables Ă  la toxicitĂ© du zinc en raison de leur exposition constante Ă  l’eau contaminĂ©e. Les effets nĂ©gatifs sur les poissons peuvent inclure des troubles de la reproduction, des anomalies congĂ©nitales, des changements comportementaux et la mort.

Sensibilité à la chaleur

Le zinc peut se dĂ©grader Ă  des tempĂ©ratures Ă©levĂ©es, ce qui peut entraĂ®ner une perte de propriĂ©tĂ©s et de performance. Il est donc important de prendre en compte les propriĂ©tĂ©s thermiques du zinc lors de l’utilisation de ce mĂ©tal dans des applications Ă  haute tempĂ©rature.

Le zinc est un métal largement utilisé dans de nombreuses industries grâce à ses propriétés uniques, notamment sa résistance à la corrosion, sa facilité de travail et son faible coût. Il est également important pour la santé humaine et animale en tant que nutriment essentiel. Cependant, il est important de prendre en compte les inconvénients potentiels du zinc dont sa toxicité à des niveaux élevés et sa sensibilité à la chaleur. Le zinc reste un matériau polyvalent et critique pour de nombreuses applications industrielles et domestiques. Face à la forte demande de consommation, son utilisation ne peut que se voir à la hausse. Le risque demeure même que le zinc diminue et donc que son prix augmente au cours des 30 prochaines années.


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