Pierre Marcassite - Vertus des pierres - Lithothérapie - France Minéraux

Pierre Marcassite

pierre marcassite

Caractéristiques de la pierre marcassite

  • Origine du nom : Issue du nom “marqachita” en ancien arabe, dérivé plus tard en “marchasita” (latin médiéval) signifiant (à l’époque) l’ensemble des minéraux pyriteux.
  • Groupe d’appartenance : Sulfure
  • Composition chimique : Sulfure de fer, FeS2.
  • Système cristallin : Orthorhombique
  • Dureté : entre 6 et 6.5
  • Gisements : Espagne, Italie, Pérou et de nombreux autres.
  • Couleurs : Jaune laiton aux éclats métalliques

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La pierre marcassite, son histoire, son origine et sa composition, ses propriétés et ses vertus en lithothérapie

Histoire de la pierre marcassite

Surnommée “l’or des fous”, elle possède un éclat métallique qui rappelle celui de l’or. Son nom vient du mot “marqachita” en ancien arabe, mot dérivé plus tard en “marchasita” (latin médiéval), qui désignait, à l’époque, tous les minéraux pyriteux. Si, autrefois, il était possible de la confondre avec le précieux métal, ce n’est plus le cas aujourd’hui. C’est en 1814 que René Just Haüy, minéralogiste français, a, le premier, distingué la pierre marcassite de la pyrite ; puis l’autrichien Wilhelm Karl Ritter von Haidinger, spécialiste en minéralogie, l’a précisément décrite en 1845. Tous deux ont considérablement participé au développement de la connaissance et à l’enrichissement des collections de gemmes en Europe. De nos jours, les techniques pour tester les pierres ne permettent plus les confusions.

La pierre marcassite est connue depuis la Préhistoire, comme l’ont démontré les recherches archéologiques. En effet, les hommes du Paléolithique supérieur, puis du Mésolithique et du Néolithique l’utilisaient pour produire du feu par percussion avec une roche dure (granite, silex, quartz, etc.). La combustion se fait par oxydation exothermique, laquelle est provoquée par les particules de fer et de soufre arrachées lors de l’impact. Les étincelles ainsi obtenues étaient ensuite dirigées vers de l’amadou ou autre matière végétale fine pour démarrer un feu. De nos jours, on trouve dans le commerce des kits d’allumage par percussion contenant briquet, silex et marcassite.

L’intérêt pour la pierre marcassite a été irrégulier au cours des siècles. En Europe, elle a principalement été utilisée pour les objets d’apparat, suivant l’évolution de la mode et des codes sociaux. Elle fut d’abord utilisée pour orner les broches, les médaillons et les boucles de chaussures, avant que l’on s’en désintéresse pendant une longue période. Un regain d’intérêt a eu lieu au XIXe siècle, lorsqu’une grande quantité de marcassite arriva à Paris. Les Français l’utilisèrent à la manière des bijoux anciens, ce qui eut beaucoup de succès à Paris et à Genève. Sous le Second Empire, les Françaises étaient particulièrement friandes de ces bijoux dont le prix équivalait ceux composés de gemmes et métaux précieux. En Angleterre victorienne, elle était taillée de façon régulière et symétrique (ronds ou carrés) puis sertie de manière à créer un pavage étincelant, à l’image des rivières de diamants ; les femmes associaient volontiers la pierre scintillante à leurs tenues raffinées ou en dentelle. On s’inspirait alors du style rococo en vogue à l’époque de Louis XV pour la marier aux pâtes de verre colorées et aux émaux. Devenue trop commune et la production de moins bonne qualité, les grands de ce monde ont fini par se lasser de son éclat. Néanmoins, quelques décennies plus tard, elle fut à nouveau à l’honneur, succédant dignement au diamant noir prisé pendant les années folles. En effet, la crise économique aidant, elle redevint une pierre à la mode, montée sur des bijoux s’inspirant alors de l’Art Déco caractéristique des années 20.

Aujourd’hui, c’est la mode vintage qui la remet au goût du jour en l’associant à l’argent, ce qui donne à la tenue vestimentaire une authenticité historique rappelant l’ère victorienne. Le Pérou a longtemps fourni les plus grands spécimens de cette roche, lesquels étaient utilisés pour faire des miroirs. Malheureusement, ces grandes plaques sont introuvables désormais. Les mines européennes, notamment les gisements jurassiens et allemands, fournissent des spécimens de petite taille d’environ deux carats. C’est le travail minutieux du joaillier qui révèle l’éclat lumineux caractéristique des gemmes pyriteuses. La taille en “roses” associe une base plate et des facettes triangulaires. Ainsi, l’opacité du minéral est mise à profit pour refléter la lumière. Montées en pavage sur des métaux blanc ou sur de l’argent, elles offrent un éclat particulièrement brillant.

Origine et composition de la pierre marcassite

La pyrite et la marcassite sont très proches : même composition, même dureté, même apparence et mêmes gisements. Seules leurs structures diffèrent, la première étant plus stable que la seconde. Leurs noms ont des étymologies différentes : l’un fait référence à la province persane Marqashith (aujourd’hui en Iran), tandis que l’autre vient du mot “feu” en grec ancien. Ce minéral est de couleur jaune de bronze pâle, un gris-jaune cuivré et opaque. Il crée des inclusions caractéristiques dans d’autres minéraux, notamment le lapis-lazuli, rendant unique chaque spécimen. Composée de sulfure ferrique, on la retrouve dans les roches sédimentaires (craie) et dans les roches carbonées (houille). Elle se forme lors de la diagénèse (processus chimique qui transforme les sédiments en roches) dans un milieu privé d’air et en présence d’hydrogène sulfuré. Pour que la diagénèse ait lieu, la température doit être faible ou modérée. Les oxydes de fer présents dans la roche sont d’abord transformés en sulfure ferrique, puis en disulfure ferrique.

Le pH du milieu dans lequel a lieu la diagénèse est déterminant : un pH alcalin favorise la formation de pyrite, un pH neutre ou acide la formation de marcassite. Cette dernière est instable au contact de l’air et très sensible à l’humidité. Cela induit inévitablement une altération des échantillons de marcassite, les transformant en sulfate ferrique et acide sulfurique. Pour ralentir ce phénomène, il est possible d’apposer un vernis spécifique sur l’échantillon, mais cela ne fait que retarder le processus. Les spécialistes en minéralogie dont les collections sont anciennes observent que cette réaction chimique altère également les boîtes et étiquettes exposés près des minéraux dégradés en sulfate.

La pierre marcassite se présente sous forme de nodules, boudins ou rognons mamelonnés (tuberculeux ou sphériques). Un phénomène d’oxydation est à l’origine du chapeau de fer en goethite qui l’enveloppe. Cette altération peut parfois être si importante qu’un phénomène de pseudomorphose apparaît, la goethite se substituant alors entièrement à la marcassite. Lorsqu’ils sont fragmentés, les rognons laissent apparaître un agrégat de cristaux en aiguilles organisés en rayons (structure fibroradiée). L’éclat blanc d’étain de cet agrégat se ternit rapidement au contact de l’air. On retrouve parfois au cœur des nodules une aiguille de gypse ou un reste fossile de très petite taille.

Il est plutôt rare de la rencontrer sous forme de cristaux isolés, mais lorsque cela arrive, elle présente un éclat métallique argenté et son aspect est tabulaire et allongé, plus rarement prismatique. Les cristaux forment un ensemble relativement complexe de macles multiples dont la disposition est dite en “crête de coq” ou “pointes de flèche”. D’autres cristaux plus minces se plaquent de façon parallèle sur ces macles. Les principaux gisements de la pierre marcassite se trouvent en Amérique du sud et centrale (Pérou, Bolivie, Mexique), en Europe (Espagne, Roumanie, Suède) et aux États-Unis. Autrefois, sa richesse en disulfure ferrique en faisait un élément essentiel pour la production d’acide sulfurique.

Vertus et propriétés de la pierre marcassite en lithothérapie

Traditionnellement, elle est associée au bien-être suprême. Attirant les énergies universelles, elle favorise la propagation des énergies positives dans le monde physique. Elle aide le porteur à rechercher et trouver la cause de ses troubles, ainsi que la racine des difficultés karmiques et psychosomatiques. Elle aiderait à protéger le corps contre les troubles essentiellement liés à la gorge ou à la peau. Elle serait également utile pour combattre les excès de chaleur corporelles.

Elle aurait la faculté de réguler l’oxygène dans le sang, influant ainsi favorablement sur le système respiratoire : le travail des poumons s’en trouverait faciliter, la fréquence et l’apaisement de ces derniers serait atténuée. Elle est particulièrement adaptée aux praticiens de médecine douce ou alternative.

Reliée au divin, elle aide à apaiser les blessures émotionnelles. Elle peut également être utilisée comme protection psychique. Son énergie positive apaise les personnes qui ressentent du découragement, de l’angoisse ou de la frustration. Elle réconforte et donne la force d’affronter les malheurs et les difficultés de la vie. Permettant de voir au-delà des problèmes, elle favorise l’équilibre intérieur et aide à se libérer des émotions négatives (déception, mécontentement, etc.).

Elle invite le porteur à ressentir sa force intérieure et à lutter contre l’inertie et la procrastination. Elle l’aide à trouver sa place dans le monde et lui donne le courage d’être lui-même. Elle le guide sur son chemin personnel. Il apprend à être à l’écoute de son moi profond : il devient moins sensible aux attentes et jugements des autres et se défait des codes qui l’éloignent de son chemin de vie. Il trouve l’énergie nécessaire pour affronter la vie et relever les défis.

Reflétant l’énergie de l’or, la pierre marcassite est un vecteur de succès, de bonheur et de pouvoir. Ses vibrations énergétiques et son éclat solaire ouvrent l’être à la créativité et lui donnent la confiance en soi pour traverser le monde et la vie. Sa couleur dorée la relie aux images d’enthousiasme et à l’esprit d’aventure. Elle favorise l’abondance.

Son énergie puissante favorise l’alignement des chakras et procure au porteur une sensation de profond repos. Elle attire l’énergie des vibrations hautes vers le corps physique afin qu’il puisse en bénéficier. Elle stimule le centre de distribution de l’énergie et rééquilibre le chakra du plexus solaire, chakra associé aux systèmes immunitaires et digestifs. L’organisme s’en trouve renforcé : il assimile mieux les nutriments lors du processus de digestion. Elle protège contre les réactions et troubles physiques. Influant à la fois sur le chakra racine (Muladhara), le chakra solaire (Manipura) et les chakras des mains (chakras mineurs associés au chakra du cœur), elle révèle au porteur son pouvoir inné de création, équilibre ses polarités et harmonise l’aura. Ce travail sur les chakras permet de retrouver l’équilibre mental et spirituel et d’améliorer son ancrage dans le monde physique.

Symbolique de la pierre marcassite

  • Elle est l’autorité spirituelle
  • Elle représente la force ascensionnelle

Traditions de la pierre marcassite

  • Bouddhisme : Elle représente le raffinement des passions et la subtilité.
  • Culte gaulois : La marcassite est le temporel en recherche de spiritualité, ainsi que le sacerdoce.
  • Japon : Elle est la témérité, la volonté.