Pierre Graphite

pierre graphite

Caractéristiques de la pierre graphite

  • Origine du nom : Issue du grec « graphein » signifiant « écrire »
  • Composition chimique : Tout comme le diamant, carbone pur : C.
  • Dureté : entre 2 et 2.5
  • Système cristallin : Hexagonal
  • Gisement(s) : Allemagne, Canada, Etats-Unis, Finlande, Madagascar, Mexique, Slovénie.
  • Couleur(s) : Gris clair, Noir, reflets métalliques.

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La pierre graphite, son histoire, son origine et sa composition, ses propriétés et ses vertus en lithothérapie

Histoire de la pierre graphite

La pierre graphite fut tout d’abord exploitée, dès le XVIIe siècle, dans les mines britanniques de Seathwaite. Son premier usage était de confectionner les mines des crayons de bois. Elle fut baptisée, au départ, « plombagine », en raison de sa ressemblance avec le plomb, qui était utilisé alors pour écrire. Il faut attendre 1779 pour que le chimiste suédois Carl Wilhelm Scheele l’analyse et découvre qu’elle est en fait une forme cristalline du carbone, et dépourvue de plomb. Le géologue allemand Abraham Gottlieb Werner lui donne alors le nom de Graphite, du grec « graphein », qui signifie « écrire ». Ce minéral noir et friable est employé depuis des siècles pour l’écriture, de la fabrication de l’encre de Chine au crayon à papier, dont c’est l’utilisation domestique la plus courante. Il est également employé dans l’industrie sous des formes diverses. En effet, il possède de nombreuses propriétés chimiques et physiques : grande résistance à la chaleur, faible coefficient d’expansion thermique, très faible coefficient de friction, excellent conducteur de chaleur et d’électricité, point de fusion très élevé à 3 550 °C…

Ainsi, il est utilisé, entre autres :

  • dans l’industrie métallurgique, pour la fabrication de l’acier, dans les mélanges de briques réfractaires ou encore le revêtement des moules de fonderie ;
  • dans l’industrie automobile, pour la production de freins, d’embrayages, de batteries et autres pièces de moteurs ;
  • dans les fabriques de peinture, plus particulièrement les peintures anticorrosives et antistatiques ;
  • dans les technologies de pointe, comme modérateur dans les réacteurs atomiques et comme substance stable à la chaleur dans la confection de composants de roquette ;
  • comme électrode, par exemple en sidérurgie ;
  • comme matériau principal des raquettes de badminton dans la tige et le cadre ;
  • comme absorbant, dans les filtres à « charbon actif » ;
  • dans la fabrication de batterie au lithium.

Les électrodes, qui sont utilisées dans les fours à arc pour fondre la ferraille ou l’acier, sont principalement constituées de la version synthétique de la pierre ; elles représentent 1/3 de la consommation mondiale. En médecine, il peut être employé comme absorbant en cas d’intoxication par voie orale. Il connaît aussi un usage militaire pour endommager les centrales électriques, sous forme de bombe.

Origine et composition de la pierre graphite

Minéral tendre et friable, d’éclat métallique, la pierre graphite est un allotrope naturel du carbone, tout comme le diamant, la chaoite et la lonsdalcite. Il présente un aspect et un toucher graisseux.
De couleur grise à noire, sa structure est composée d’une superposition de feuillets, appelés graphènes, eux-mêmes constitués d’un pavage régulier d’hexagones, en nid d’abeilles. Ces feuillets sont séparés les uns des autres de moins d’un demi-nanomètre, et sont peu liés entre eux, ce qui explique la friabilité du minéral.

La pierre graphite est un élément natif, qui se trouve essentiellement dans les sédiments de métamorphisme régional. Selon les roches, elle peut également se former à partir du charbon organique, du magma ou par réduction des carbonates. Elle apparaît aussi dans les météorites.

Le graphite naturel comporte trois variétés :

  • le graphite en paillettes : formant, comme son nom l’indique, des paillettes de 1 mm à 5 cm, il est le résultat d’un métamorphisme régional intense. D’une très grande pureté, avec une concentration carbonée de 85 à 99 %, soit le taux le plus élevé, il est celui qui possède la meilleure valeur sur le marché et également celui qui est le plus utilisé.
  • le graphite amorphe : connu également sous le nom de microcristallin, le graphite amorphe est un cryptocristallin, produit par un métamorphisme de contact modéré à partir de veines ou de souches de charbon et de schistes bitumeux. Il s’agit de la variété la moins riche, avec une concentration allant de 60 à 90 %.
  • le graphite de veine, ou de masse : il apparaît dans des roches métamorphiques de type granulite, suite au remplissage de leurs veines et fissures par des fluides carbonés. D’une extrême pureté, il est aussi très rare, représentant moins de 1 % de la production mondiale. Il est par conséquent le plus onéreux, la demande étant bien supérieure à l’offre.

Les gisements peuvent se trouver partout dans le monde ; les principaux pays les exploitant sont les États-Unis, le Mexique, la Chine, l’Allemagne, le Canada, la Finlande, Madagascar, la Slovénie, ou encore la Russie.

La pierre naturelle est très présente sous la croûte terrestre et, pour cette raison, ne connaît, pour l’instant, aucun problème de ressources. Cependant, avec 73 % de la production mondiale, la Chine en possède le monopole et elle contrôle de ce fait l’établissement des prix. Du fait de la surabondance du minéral dans ses gisements, le pays a d’ailleurs diminué drastiquement ces derniers. Le prix à la tonne a ainsi été réduit de moitié en seulement quelques années. Le pays produit en quantité, mais aussi en qualité puisque sa marchandise est de très haute teneur carbonée (94 à 98 %). Il se positionne ainsi comme le producteur leader indéniable du secteur. Il peut augmenter, en fonction de la demande, son rendement de manière substantielle, en raison de ses réserves énormes et de la disponibilité d’une main-d’œuvre bon marché. À noter que l’on retrouve ce minéral dans la composition d’autres pierres, comme la chiastolite, qui en contient des inclusions croisées, la cliftonite, qui en est une variété annexe ou encore la pinolite, composée de cristaux blancs de magnésite, dans une matrice de graphite et de dolomite grise.

Le graphite synthétique est généralement élaboré par le procédé Acheson : il est obtenu par graphitisation d’un mélange de coke de pétrole et de brai de houille précuit. Durant ce traitement à haute température (entre 2 600 et 3 000 °C), les atomes de carbone se réorganisent en structures cristallines hexagonales, comme celles du graphène, constituant ainsi le minéral dans une version synthétique. Il est plus pur que la pierre graphite naturelle, avec une teneur carbonée de plus de 99 %, et offre une meilleure conductivité électrique, ainsi qu’une plus grande résistance chimique. L’élaboration de ce produit étant longue et onéreuse, le prix de ce type de pierre est plus élevé que la variété naturelle, allant de 7 000 à 20 000 dollars/tonne. Les principaux producteurs sont situés en Allemagne, en Suisse, au Japon et en Grande-Bretagne.

Vertus et propriétés de la pierre graphite en lithothérapie

Sur le plan psychologique, la pierre graphite encourage la communication, la liberté d’expression. Elle permet ainsi d’être confiant(e) lors d’une prise de parole pendant une conférence ou un débat, clarifiant les idées et ainsi le discours. Apaisante, elle permet une meilleure maîtrise de ses émotions et appelle à faire le point, avec lucidité, lorsqu’une situation ambiguë apparaît. Elle donne de la retenue et le sens de la diplomatie aux personnes trop spontanées ou trop bavardes, leur fait prendre du recul et les aide à tourner sept fois leur langue dans la bouche avant de parler.

Sur le plan spirituel, elle est une pierre d’ancrage, dont le chakra de prédilection est le chakra Racine, ou Muladhara. Chakra de la base, relié à la terre-mère, il est source de bien-être et de sécurité, lorsque l’énergie y circule harmonieusement. Sur le plan vibratoire, ce minéral est un bouclier contre les énergies nocives, qu’il dévie vers la Terre. Il est utile pour neutraliser les nœuds de Hartmann.

Symbolique de la pierre graphite

  • Inconnue

 

Traditions de la pierre graphite

  • Non identifiées