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Ytterbium

element-chimique-70-ytterbium

CaractĂ©ristiques de l’ytterbium

  • Symbole : Yb
  • Masse atomique : 173,04 ± 0,03 u
  • NumĂ©ro CAS : 7440-64-4
  • Configuration Ă©lectronique : [Xe]4f14 6s2
  • NumĂ©ro atomique : 70
  • Groupe : n.a
  • Bloc : Bloc f
  • Famille d’Ă©lĂ©ments : Lanthanide
  • ÉlectronĂ©gativitĂ© : 1,1
  • Point de fusion : 824 °C

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L’ytterbium, Ă©lĂ©ment atomique n°70 de symbole Yb : son origine et ses utilisations.

De numéro atomique 70, l’ytterbium est de symbole Yb. Ce métal appartient au groupe de terres rares et des lanthanides. Il est de couleur gris argent. À température ambiante, il est maniable et friable. Sa conservation se fait à l’abri de l’air et de l’humidité.

Son nom vient du lieu où il a été découvert : Ytterby en Suède. Ce village se trouve à proximité de Stockholm. Sa trouvaille s’est faite à travers un minerai dans lequel ont été mises en évidence d’autres terres rares. Il partage la même étiologie que l’erbium et le terbium.

Avec une proportion de 0,03 %, l’ytterbium est tiré de la monazite. Il possède trois formes allotropiques. Entre -13 °C et 795 °C qui sont les températures de transition, l’élément prend la forme cubique à faces centrées. À haute température, il épouse la structure cubique centrée. La forme naturelle de l’élément 70 est un amalgame de sept isotopes stables.

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L’origine de l’ytterbium

En 1787, le lieutenant Carl Axel Arrhenius a découvert une nouvelle roche à Ytterby, en Suède. Elle a été nommée ytterbite. Deux ans plus tard, Johan Gadolin a reconnu un nouvel oxyde à partir de l’échantillon d’ytterbite. Cette « terre » a été renommée gadolinite en son honneur. En 1797, Anders Gustaf Ekeberg a confirmé ces recherches et décide d’appeler le nouvel oxyde yttria.

Environ 50 ans après, Carl Gustav Mosander arrive à séparer trois fragments de l’yttria grâce à la cristallisation fractionnée. Pour nommer les composés, il décide de conserver la référence au village d’Ytterby. La partie incolore s’appelle yttria, le jaune erbia et la rose terbia. Pour des raisons inconnues, les disciples de Mosander mélangeront deux des noms. La fraction rose est devenue l’oxyde d’erbium et le jaune l’oxyde de terbium.

En 1878, Jean-Charles Gallissard de Marignac a constaté que l’erbine n’est pas uniforme, mais renferme plusieurs éléments. Le traitement des sels roses d’oxyde d’erbium s’est fait par des solutions de chlorures mélangées à l’acide hyposulfureux. Le résultat s’est soldé par l’isolement d’un nouveau sel. Toujours en référence au village suédois, le chimiste suisse nomme l’oxyde ytterbine. Il pense que ce dernier est un composé d’un nouvel élément chimique : l’ytterbium.

L’annĂ©e suivante, en Suède, Lars Fredrik Nilson reproduit les expĂ©riences et confirme la dĂ©couverte. Par la mĂŞme occasion, il dĂ©termine un autre Ă©lĂ©ment. Il le nomme « scandium Â», en rĂ©fĂ©rence Ă  la Scandinavie.

En 1907, trois chimistes de nationalitĂ©s diffĂ©rentes ont Ă©tabli des recherches indĂ©pendantes et presque simultanĂ©es. Georges Urbain, Carl Auer von Welsbach et Charles James ont tous rĂ©alisĂ© que l’ytterbine n’est pas homogène. Le 4 novembre 1907, le chimiste français Georges Urbain a exposĂ© ses recherches Ă  l’AcadĂ©mie des Sciences de Paris. Il suggère de dĂ©nommer le premier Ă©lĂ©ment « nĂ©o-ytterbium Â» pour Ă©viter la confusion avec l’élĂ©ment de Marignac. Il propose d’appeler le second Ă©lĂ©ment « lutĂ©cium Â» en rĂ©fĂ©rence Ă  l’ancien nom de Paris. Le 19 dĂ©cembre, von Welsbach publie ses recherches entreprises depuis 1905. Il propose ses propres noms aux deux Ă©lĂ©ments. Il espère nommer le premier Ă©lĂ©ment « cassiopeium Â», en rĂ©fĂ©rence Ă  la constellation CassiopĂ©e. Il suggère « aldebaranium Â» au second Ă©lĂ©ment en rĂ©fĂ©rence Ă  l’étoile AldĂ©baran. Durant l’étĂ© 1907, Charles James a pu isoler une grande quantitĂ© du compagnon de l’ytterbium Ă  l’universitĂ© du New Hampshire. Il se retire de la revendication de l’attribution des recherches en apprenant les recherches d’Urbain. Ses recherches Ă©taient quand mĂŞme les plus avancĂ©es.

Durant des annĂ©es, von Welsbach et Urbain entre en conflit pour la paternitĂ© de la dĂ©couverte. Cela a provoquĂ© des tensions politiques franco-austro-hongrois. En 1909, la dĂ©couverte des Ă©lĂ©ments est attribuĂ©e au chimiste français, Urbain. Le lutĂ©cium a Ă©tĂ© modifiĂ© en « lutetium Â» et « l’ytterbium Â» a Ă©tĂ© conservĂ©.

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Les utilisations de l’ytterbium

L’ytterbium est encore peu utilisé dans la vie courante :

  • il amĂ©liore le traitement de l’acier inoxydable ;
  • il compose une horloge atomique ;
  • il est de plus en plus employĂ© comme ion actif pour cristaux laser. Par exemple le Yb:YAG ou le Yb:KYW Ă©met environ 1030 Ă  1070 nm dans le proche infrarouge.

Actuellement, d’autres applications sont en cours d’exploration :

  • le Yb2O3 dans l’activation de substance phosphorescente pour la lumière infrarouge :
  • le Yb2O3 composant des lentilles acoustiques en silicone pour barrettes Ă©chographiques ;
  • le 169Yb comme source de rayonnement des appareils radiographiques. Son spectre d’émission amĂ©liore la qualitĂ© des clichĂ©s ;
  • l’halogĂ©nure de Yb comme semi-conducteur ;
  • le YbAlAu et le YbAlB4 comme supraconducteur ;
  • dans la jauge de contrainte en usant de la variation de sa conductivitĂ© ;
  • dans l’informatique quantique pour crĂ©er des mĂ©moires. Cela permettrait de maintenir l’information quantique. Elle est reprĂ©sentĂ©e par la polarisation d’un photon le temps nĂ©cessaire Ă  sa multiplication ;
  • dans la genèse de cristaux temporels.

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