X

Métaux alcalins

metaux-alcalins

Caractéristiques des métaux alcalins

  • ILs se trouvent dans la premiĂšre colonne de la table de MendeleĂŻev.
  • Ils sont Ă  la fois mous et brillants.
  • Ils peuvent se couper facilement au couteau.
  • Les mĂ©taux alcalins sont utilisĂ©s dans le domaine industriel et technologique.

Voir les produits associés aux métaux alcalins

Les métaux alcalins : propriétés, réactivité, solubilité et les réactions.

Les mĂ©taux alcalins se trouvent dans la premiĂšre colonne de la table de MendeleĂŻev. Ils regroupent les Ă©lĂ©ments particuliĂšrement homogĂšnes tels que le sodium, le lithium, le potassium, le francium, le cĂ©sium ainsi que le rubidium. Sous leur forme habituelle, ils sont Ă  la fois mous et brillants. DotĂ©s d’une couleur argentĂ©e, ces mĂ©taux se montrent aussi rĂ©actifs Ă  l’air libre. CaractĂ©risĂ©s par leur faible duretĂ©, ils peuvent se couper facilement au couteau. Cela peut laisser une tranche brillante.

RĂ©agissant au diazote, un mĂ©tal alcalin a tendance Ă  ternir sous l’effet de l’air, de l’humiditĂ© et du dioxygĂšne. Il est essentiel de le conserver au sein d’une huile minĂ©rale afin de le prĂ©server de ces Ă©lĂ©ments. Par ailleurs, le cĂ©sium est considĂ©rĂ© comme le mĂ©tal le plus rĂ©actif. Dans le milieu naturel, on trouve un nombre important de sodium, de potassium et de lithium. Quant au francium, celui-ci est relativement rare. En effet, il prĂ©sente une radioactivitĂ© plus Ă©levĂ©e ainsi qu’une demi-vie d’environ 22 minutes.

Les mĂ©taux alcalins sont utilisĂ©s dans le domaine industriel et technologique. Par exemple, le rubidium est employĂ© dans les mĂ©thodes de datation. Proposant une mesure du temps prĂ©cise, il est Ă©galement prĂ©sent au sein des horloges atomiques. Concernant le sodium, celui-ci connaĂźt plusieurs applications industrielles comme le fluide caloporteur. Ses composĂ©s sont aussi prĂ©sents dans de nombreux produits tels que l’eau de javel, la soude et le sel de table.

metaux-alcalins-01

Les propriétés des alcalins

Les alcalins se distinguent par leur formule Ă©lectronique qui est le ns1. En tant que numĂ©ro de la pĂ©riode, n confĂšre Ă  ces mĂ©taux une liaison mĂ©tallique plus faible. En plus d’ĂȘtre mous, ceux-ci possĂšdent une tempĂ©rature d’ébullition et de fusion moins Ă©levĂ©es. Leur enthalpie de vaporisation et de sublimation est aussi assez basse. Au sein de la structure cubique centrĂ©e, ils peuvent cristalliser. GrĂące Ă  leur Ă©lectron s1 qui est facilement excitable, les alcalins disposent de leur propre couleur de flamme. Il convient de prĂ©ciser que la configuration ns1 offre Ă  ces diffĂ©rents mĂ©taux un rayon ionique plus Ă©levĂ©. Elle confĂšre Ă©galement Ă  ceux-ci une conductivitĂ© thermique et Ă©lectrique importante.

En ce qui concerne la chimie des alcalins, celle-ci est caractĂ©risĂ©e par la perte de l’électron de valence des mĂ©taux. À l’état d’oxydation, cela donne un cation. La premiĂšre Ă©nergie d’ionisation des alcalins reste plus faible.

Les alcalins se dotent d’une grande rĂ©activitĂ© chimique. ExposĂ©s Ă  une tempĂ©rature ambiante, ils absorbent l’oxygĂšne et l’azote. Ils ont aussi tendance Ă  dissoudre dans l’ammoniac liquide. La plupart de ces mĂ©taux sont reconnaissables par leur couleur argentĂ©e. Cependant, le cĂ©sium se caractĂ©rise par sa teinte dorĂ©e pĂąle. Il est donc considĂ©rĂ© comme un mĂ©tal pur colorĂ©. La seconde Ă©nergie d’ionisation prĂ©sente une valeur plus Ă©levĂ©e grĂące Ă  la configuration de gaz noble du cation M+.

Les métaux alcalins légers comme le lithium, le sodium, le potassium, le rubidium et le césium sont chimiquement bien connus. Quant au francium, celui-ci est trop radioactif. Pour le moment, ses propriétés chimiques ne sont pas encore connues en détail. Conformément aux simulations numériques, leur valeur rapproche de celle du césium.

Les alcalins forment une famille homogĂšne. Le rubidium, le potassium ainsi que le cĂ©sium sont difficiles Ă  sĂ©parer. En effet, leur rayon ionique prĂ©sente une grande similitude. Toutefois, le sodium et le lithium sont individualisĂ©s. Lorsque le rayon atomique augmente, l’électronĂ©gativitĂ© dĂ©croĂźt et la rĂ©activitĂ© chimique accroĂźt. Tout comme les tempĂ©ratures d’ébullition et de fusion, l’enthalpie de vaporisation et l’enthalpie de fusion diminuent.

metaux-alcalins-02

La réactivité

Les mĂ©taux alcalins se montrent trĂšs rĂ©actifs. Dans le milieu naturel, ils n’existent pas Ă  l’état pur. Ainsi, ils doivent ĂȘtre conservĂ©s dans de l’huile de paraffine ou de l’huile minĂ©rale. MĂ©langĂ©s avec des halogĂšnes, ces mĂ©taux rĂ©agissent violemment tout en formant de l’halogĂ©nure de mĂ©tal alcalin. Ce dernier correspond Ă  des composĂ©s cristallins hydrosolubles.

Les alcalins peuvent aussi rĂ©agir avec l’eau afin de former des hydroxydes particuliĂšrement basiques qui s’utilisent avec prĂ©caution. Les mĂ©taux les plus lourds paraissent plus rĂ©actifs que ceux plus lĂ©gers. ComparĂ© au potassium, le cĂ©sium explose violemment lorsqu’il est en contact avec l’eau.

Les mĂ©taux alcalins rĂ©agissent avec tous les donneurs de protons, Ă  savoir les phĂ©nols, les alcools, les alcynes ainsi que l’ammoniac gazeux. Ces diffĂ©rents Ă©lĂ©ments donnent lieu Ă  des rĂ©actions violentes. Ils sont souvent prisĂ©s pour rĂ©duire les mĂ©taux Ă  partir de leurs halogĂ©nures et de leurs oxydes.

L’énergie d’ionisation

Les alcalins possĂšdent une charge nuclĂ©aire effective moins importante. Par consĂ©quent, leur premiĂšre Ă©nergie d’ionisation semble plus faible. Ils adoptent facilement une configuration Ă©lectronique des gaz nobles. La seconde Ă©nergie d’ionisation de ces mĂ©taux reste trĂšs Ă©levĂ©e. En effet, ils perdent uniquement un seul Ă©lectron lorsqu’ils forment des cations. Toutefois, les alcalides font exception. Ces composĂ©s disposent d’une sous-couche saturĂ©e.

Par ailleurs, l’anion M− est prĂ©sent sur tous les mĂ©taux alcalins, sauf le lithium. Les anions alcalins sont caractĂ©risĂ©s par leur faible potentiel d’ionisation, surtout par leur stƓchiomĂ©trie inhabituelle. À titre d’exemple, pour l’hydrorure de sodium inversĂ© avec une formule H+Na−, les deux ions sont complexĂ©s comparĂ©s Ă  l’hydrorure de sodium classique Na+H-5. DotĂ©s d’une Ă©nergie plus Ă©levĂ©e, ces composĂ©s sont instables. Cela entraĂźne le dĂ©placement des Ă©lectrons de l’hydrogĂšne vers ceux du sodium.

Le potentiel d’oxydorĂ©duction

Le potentiel redox M+ → M0 figure sur la liste des propriĂ©tĂ©s les plus rares des alcalins. Par exemple, celui du lithium semble anormal. Sensiblement nĂ©gatif par rapport Ă  celui des autres mĂ©taux, son potentiel d’oxydorĂ©duction dĂ©croĂźt de haut en bas. Le cation Li+ se dote d’une enthalpie d’hydratation Ă©levĂ©e en phase gazeuse. Cela signifie que Li+ provoque une perturbation de la structure de l’eau, rĂ©sultant une variation d’enthalpie plus Ă©levĂ©e. Cet Ă©lĂ©ment se prĂ©sente ainsi comme Ă©tant plus Ă©lectropositif.

La solubilité

Lorsqu’ils sont en solution aqueuse, les alcalins ont tendance Ă  former des ions [M(H2O)n]+. Leur coordination et leur gĂ©omĂ©trie s’accordent parfaitement avec leur rayon ionique. Les molĂ©cules d’eau appartiennent Ă  la premiĂšre couche de solvatation quand ils sont liĂ©s aux atomes mĂ©talliques en solution aqueuse. Ce phĂ©nomĂšne est appelĂ© liaison covalente de coordination. L’oxygĂšne cĂšde les deux Ă©lectrons. Ainsi, la molĂ©cule d’eau coordonnĂ©e peut se lier Ă  d’autres molĂ©cules de H2O. Dans le cas des cations des alcalins, cette liaison hydrogĂšne n’est pas bien dĂ©finie. En effet, le chargement Ă©lectrique de ces actions est moins suffisant. Celles-ci ne peuvent pas polariser les molĂ©cules d’eau de la couche de solvatation. Cela entraĂźne une liaison hydrogĂšne avec une deuxiĂšme couche de molĂ©cules.

En ce qui concerne le nombre de solvatation du lithium, celui-ci est dĂ©fini expĂ©rimentalement avec la valeur 4 et avec un ion tĂ©traĂ©drique. Cela donne la formule [Li(H2O)4]+. Dans le cas du sodium, ce nombre est probablement 6. Il s’accompagne d’un ion octaĂ©drique, fournissant ainsi la formule [Na(H2O)6]+. Celui du rubidium et du potassium est 8 avec des ions [Rb(H2O)8]+ anti prismatiques et [K(H2O)8]+. Enfin, le nombre de solvatation est de 12.

L’émission atomique

ExcitĂ©s par l’électricitĂ© ou la chaleur, les mĂ©taux alcalins Ă©mettent des vapeurs de couleur caractĂ©ristique :

  • pour le sodium : jaune-orangĂ© intense ;
  • pour le lithium : rose fuchsia ;
  • pour le potassium : mauve pĂąle.

Ces couleurs sont le rĂ©sultat du spectre d’émission atomique qui est une raie spectrale. GrĂące aux expĂ©riences d’un chimiste appelĂ© Bunsen et d’un physicien nommĂ© Kirchhoff, la spectroscopie ou la spectromĂ©trie fut rĂ©alisĂ©e.

Les réactions des métaux alcalins

Les rĂ©actions des mĂ©taux alcalins diffĂšrent en fonction de l’élĂ©ment utilisĂ©.

La rĂ©action avec l’eau

Tous les mĂ©taux alcalins rĂ©agissent violemment avec l’eau. Cette rĂ©action exothermique provoque l’inflammation de l’hydrogĂšne avec une flamme de couleur jaune. Pour le potassium, cette derniĂšre est de couleur lilas.

En fonction des quantitĂ©s utilisĂ©es, les rĂ©actions des alcalins avec l’eau peuvent ĂȘtre dangereuses. Par exemple, lorsque les batteries au lithium sont dĂ©gradĂ©es, le liquide de refroidissement entre directement en contact avec le lithium. Si la tempĂ©rature est d’environ 20 °C, cela risque d’enclencher une combustion.

metaux-alcalins-03

La rĂ©action dans l’ammoniac

Les alcalins se dissolvent aisĂ©ment dans l’ammoniac liquide. Cela procure des solutions bleues paramagnĂ©tiques. Voici la formule : Na solide + NH3 liquide → Na+ solv + e− solv.

Compte tenu de la prĂ©sence d’Ă©lectrons libres, le volume occupĂ© par la solution est supĂ©rieur Ă  la somme des volumes de l’ammoniac et du mĂ©tal. GrĂące aux Ă©lectrons libres, ces solutions deviennent de bons agents rĂ©ducteurs.

La rĂ©action avec l’hydrogĂšne

Lorsque les mĂ©taux alcalins rĂ©agissent avec l’hydrogĂšne, ils forment des hydrures. En raison de leur caractĂšre basique, ces derniers se montrent instables en solution. Ils rĂ©agissent facilement sur l’eau afin de former des hydroxydes et de l’hydrogĂšne.

La rĂ©action avec l’oxygĂšne

Les mĂ©taux alcalins peuvent Ă©galement rĂ©agir avec l’oxygĂšne. Cela permet d’obtenir un oxyde soluble dans l’eau. En gĂ©nĂ©ral, la rĂ©action est favorisĂ©e par le chauffage. Le cas Ă©chĂ©ant, le superoxyde et le peroxyde peuvent faire leur apparition :

  • l’oxyde : 4 Na solide + O2 gaz → 2 Na2O solide ;
  • le superoxyde : Na solide + O2 gaz → NaO2 solide (en) ;
  • le peroxyde : 2 Na solide + O2 gaz → Na2O2 solide.

La solvatation de l’oxyde entraĂźne la dissociation du sodium et de l’oxyde. Par ailleurs, l’ion oxyde s’avĂšre instable en solution. Son caractĂšre basique engendre la dĂ©protonation de l’eau. Enfin, les superoxydes et les peroxydes peuvent se dismuter en oxyde et en oxygĂšne.


Retour en haut de la page

Recherche de produits

Le produit a été ajouté à votre panier