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Rossolis

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Caractéristiques du Rossolis

  • Nom : Rossolis
  • Règne : Plantae
  • Sous-règne : Viridaeplantae
  • Division : Magnoliophyta
  • Classe : Magnoliopsida
  • Sous-Classe : Magnoliidae
  • Ordre : Caryophyllales
  • Sous-Ordre :
  • Famille : Droseraceae
  • Sous-Famille :
  • Genre : Drosera
  • Espèce :

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Le rossolis : sa description, son histoire, ses composants, sa culture, ses vertus en phytothérapie, son habitat, ses indications importantes et ses précautions d’emploi

Les rossolis sont des plantes insectivores qui appartiennent à la famille des droséracées et au genre Drosera. Le nom « droséra » trouve ses racines dans le grec ancien, dérivant du mot droseros, signifiant « couvert de rosée ». Le terme fait référence à l’apparence de ses feuilles qui brillent grâce aux gouttes visqueuses qui réfléchissent la lumière du soleil. En latin, elles sont appelées ros solis, ce qui signifie « la rosée du soleil ».

En 2008, 188 espèces de rossolis ont été répertoriées, essentiellement présentes dans l’hémisphère Sud. Une grande part de ces espèces pousse en Australie. Trois variétés prospèrent en Europe : Drosera rotundifolia, Drosera anglica et Drosera intermedia. Bien qu’elles puissent souvent passer inaperçues au milieu des éricacées ou des sphaignes rougeâtres, ces espèces se caractérisent par leurs feuilles en rosette. Le Drosera rotundifolia est le plus commun en Asie, en Europe et en Amérique du Nord.

Toutes les espèces de rossolis ont une chose en commun : elles vivent dans des sols pauvres en nutriments, humides et acides. Leur habitat de prédilection est ordinairement constitué de landes humides ou de marais, principalement dans l’hémisphère Nord.

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Description du rossolis

Les feuilles de cette plante, comme celles du Drosera capensis, sont adaptées à leur mode de vie insectivore. Mesurant généralement de 6 à 10 cm de long, elles présentent un limbe orbiculaire. Ce qui les rend encore plus intéressantes, c’est leur sensibilité aux stimulations chimiques et mécaniques. Le principal rôle de ces feuilles couvertes de poils glandulaires est de sécréter des substances mucilagineuses. Ces sécrétions collantes attirent et piègent ses proies en les enlaçant. Une fois les victimes capturées, les poils se referment, emprisonnant les insectes contre le limbe de la feuille. Ensuite, les enzymes protéolytiques se chargent de la digestion.

Les feuilles sont parsemées de poils de différentes tailles, variant de quelques millimètres à environ un centimètre. Chaque poil se termine par une zone endodermoïde, la base d’un groupe de cellules distillant le mucilage. Cette sécrétion est un élément clé de leur mécanisme de capture d’insectes. Les tentacules de ces plantes contiennent des vaisseaux spiralés qui aboutissent à un amas d’éléments vasculaires, encore spiralés mais plus courts. Ce massif est recouvert de cellules sécrétrices produisant des enzymes protéolytiques et des mucilages acides.

Le rossolis a des fleurs aux couleurs variées, telles que le blanc, le mauve ou l’orange, dépendant de l’espèce. Elles sont disposées en épi allongé et pédonculé au sommet d’une tige de 6 à 20 cm de hauteur, qui se dresse sans courbure dès la base. Cette disposition en hauteur des fleurs facilite le travail des insectes pollinisateurs et permet à ces derniers d’éviter d’être une proie pour la plante. Chaque fleur se compose de 5 étamines, 5 sépales, 3 carpelles et 5 pétales.

Les fruits du rossolis contiennent des graines albuminées. Ces dernières sont longilignes et dotées d’ailes aux deux extrémités, ce qui favorise leur dispersion. Cependant, certaines espèces « miniatures » sont caractérisées par une rosette de feuilles de 5 à 40 mm de diamètre. Elles préfèrent se multiplier par gemmes. Ces dernières, semblables à des embryons de feuilles, produisent des plantes identiques à la mère par une forme de reproduction végétative, sans échange de gènes.

Les racines sont relativement moins étendues. Elles sont principalement utilisées pour deux fonctions : l’absorption d’eau et l’ancrage dans le sol. Les espèces australiennes ont développé la capacité de stocker de l’eau et des nutriments dans leurs racines. D’autres, comme le Drosera adelae et le Drosera hamiltonii, utilisent leurs racines afin de survivre pendant l’hiver. Elles recommencent ensuite leur croissance au printemps.

L’une des caractéristiques remarquables du rossolis réside dans sa capacité à tromper le sens de la vue des insectes. Au soleil, une substance visqueuse sécrétée par les feuilles, le mucilage, crée une apparence de nectar ou de rosée. Cette brillance est un leurre qui attire les insectes vers le piège. Plus la durée du jeûne est importante, plus les sécrétions deviennent abondantes, renforçant ainsi son pouvoir d’attraction.

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Des études récentes menées en Nouvelle-Zélande ont révélé une diversité de stratégies au sein des espèces de rossolis. Chez celles à longue hampe florale, les pièges ne sont que passifs. En revanche, des substances chimiques sont émises chez celles à pédoncule court en vue d’attirer les insectes. Durant ce processus, les pollinisateurs vont vers les fleurs, tandis que les proies se retrouvent piégées par les feuilles.

Il existe une similitude entre la capture des proies par le rossolis et celle du papier tue-mouche. Lorsqu’une proie se pose sur l’une des feuilles, la substance visqueuse sur les tentacules l’immobilise. Son agitation pour se libérer stimule la sécrétion de mucilage, tandis que les tentacules se meuvent lentement. Contrairement aux « mâchoires » de la dionée, le mouvement des poils ne participe pas à la saisie de la proie. Au contraire, il accélère la digestion. Le rossolis sécrète alors des composés cyanogènes pour accélérer la mort de l’insecte.

Le repli complet de la feuille, avec la proie engluée, prend une à plusieurs heures. La proie meurt asphyxiée et est progressivement amenée vers les glandes digestives de la feuille. En quelques jours seulement, il ne reste généralement plus que le squelette de l’insecte. Après deux semaines, la feuille se redresse. Ces mouvements du rossolis sont le résultat d’une de nastie (mouvements réversibles déclenchés par des stimuli externes) et d’une combinaison de tropisme (réaction des plantes aux stimuli).

Histoire du rossolis

Charles Darwin, paléontologue britannique, et son fils Francis se sont lancés, en 1860, dans une série d’expériences visant à percer les mystères des plantes carnivores. Leur aventure scientifique les a conduits à étudier le processus de capture et de digestion des rossolis. L’une de leurs découvertes les plus marquantes fut que les spécimens nourris de manière régulière devenaient plus dominants que leurs homologues affamés.

Les expériences ont révélé que ces plantes sont particulièrement friandes de fromage, de viande, de blanc d’œuf, de saucisse et de lait. Pourtant, ils déclinent catégoriquement l’amidon, le sucre et les graisses végétales.

La sensibilité extraordinaire des rossolis a également étonné Darwin. Dans une lettre destinée au botaniste Joseph Hooker, il a décrit comment un poids minime provoquait le recourbement d’un des poils glanduleux de la plante. Il évoquait aussi la modification de chaque cellule de la tige de la glande. La réaction était si sensible qu’elle semblait presque incroyable.

Les résultats de ces recherches acharnées ont été publiés dans le livre « Insectivorous Plants » le 2 juillet 1875. Ce travail a été une étape importante dans la compréhension des plantes carnivores et a contribué à jeter les bases de la botanique moderne.

Principaux composants et usages du rossolis

Parmi les éléments actifs du rossolis se retrouvent les flavonoïdes tels que la myricétine, le kaempférol, l’hypéricine, la myricétine et la quercétine. Ces molécules ont des propriétés diverses, allant de l’antitussif à l’antiseptique, ce qui les rend précieux pour l’industrie pharmaceutique. De plus, la plante renferme de la résine, des caroténoïdes, des quinones, des tanins et plusieurs acides. Parmi ces derniers figurent les acides citrique, butanoïque, gallique, méthanoïque, propanoïque, malique et ascorbique.

Cette variété de composés confère au rossolis un potentiel thérapeutique étendu, avec des applications allant de l’antispasmodique à l’antipyrétique. De nos jours, plusieurs médicaments intègrent des extraits de cette plante dans leur formulation. Par exemple, certains sirops contre la toux contiennent des extraits de cette plante. De plus, des études montrent que les extraits de Drosera rotundifolia sont utilisés dans le traitement des verrues.

Outre ses applications médicinales, le rossolis trouve également sa place dans le monde de l’ornementation. Ses feuilles délicates et son aspect unique en font une plante d’ornement recherchée par de nombreux naturophiles. Toutefois, il est essentiel de noter que certaines espèces sont exigeantes en matière de soins et demandent un entretien méticuleux.Parmi les variétés les plus courantes utilisées à des fins ornementales, on retrouve le Drosera aliciae, le Drosera capensis et le Drosera spatulata. Certaines espèces moins courantes, telles que le Drosera rotundifolia ou le Drosera filiformis, ne sont visibles que chez des revendeurs spécifiques.

Culture du rossolis

Le rossolis s’épanouit à une température ambiante toute l’année. Bien qu’il puisse pousser à l’ombre, il préfère généralement une pleine exposition au soleil. La seule condition est que ses racines restent constamment dans un environnement humide. Sous l’influence du soleil, ses feuilles prennent une teinte rouge. Durant l’été, il est important de garder le fond du sol très humide.

Cette plante insectivore est adaptée à la culture en extérieur. Les températures extrêmes, allant de -30 à +35 °C, n’ont pas d’effet sur son développement. Il est possible de la domestiquer dans un bac ou une zone humide artificielle en utilisant un mélange de sable non calcaire et de tourbe.

Le rossolis croît activement durant les saisons printanière et estivale. Cependant, en hiver, toutes ses feuilles flétrissent, laissant seulement un hibernacle central. C’est à partir de ce dernier que de nouvelles feuilles émergeront au printemps suivant.

La multiplication de la plante peut se faire de deux manières : à partir de graines ou par bouturage de feuilles. Pour la première méthode, il faudra attendre que les hampes sèchent afin d’y collecter les graines. Ensuite, il suffit de les réfrigérer à une température de 3 à 5 °C, en vue de maintenir leur viabilité. Au printemps, semez-les sur la surface préparée.

La seconde méthode implique la prise de feuilles matures et leur plantation dans le même substrat que pour les graines. Cependant, veillez à ajouter un fongicide au substrat afin d’éviter tout risque de moisissure.

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Vertus du rossolis en phytothérapie

Le rossolis est principalement utilisé dans le traitement des affections liées au système respiratoire, en particulier les problèmes touchant les voies respiratoires. Que ce soit pour apaiser une toux irritante ou pour lutter contre la bronchite, la plante s’est révélée être un remède efficace. Elle renferme une combinaison de composés aux propriétés thérapeutiques. On y trouve des acides organiques, des lipides, des flavonoïdes, des glucides et des naphtoquinones. Les vertus antispasmodiques sont parmi les plus utiles.

Ses extraits renferment des propriétés mucolytiques qui contribuent à calmer la toux rapidement et efficacement. De plus, la présence de plumbagone, un composé puissant, confère au rossolis une action antimicrobienne efficace pour traiter les infections. En outre, la propriété antibiotique des naphtoquinones contribue à l’éradication des bactéries qui provoquent la toux.

La plante est également utilisée dans le domaine de la cosmétique. Cette plante offre des vertus antiseptiques et astringentes. Les acides organiques présents dans sa composition lui confèrent des propriétés dépigmentantes et exfoliantes.

Habitat du rossolis

Le rossolis à feuilles rondes est particulièrement présent en Europe, en Amérique du Nord et en Asie. En France, il est relativement courant, mais il se fait rare, voire inexistant, dans l’extrême sud-est du pays. L’espèce à feuilles longues, quant à elle, se fait plus discrète. Elle pousse dans les montagnes de l’est, notamment des massifs du Jura, des Vosges et des Alpes. Bien qu’elle ait été signalée dans les Pyrénées, elle reste rare et n’a pas été revue dernièrement dans cette région. Le rossolis à feuilles ovales partage en grande partie la répartition géographique de celui à feuilles longues.

Indications importantes du rossolis

L’une des indications les plus courantes de cette plante est son utilisation pour les toux convulsives suivies de vomissements. Elle se révèle être un remède efficace pour calmer ces toux agaçantes, qu’elles soient sèches, laryngées ou quinteuses. De plus, elle peut apporter un soulagement aux personnes asthmatiques souffrant de toux déclenchée par une allergie.

Le rossolis s’impose également comme une solution pour le traitement de la coqueluche. Cette affection se révèle par des toux quinteuses fréquentes et sèches, souvent accompagnées d’un visage violacé. Dans ce cas, la respiration s’avère difficile, et des maux à l’abdomen et au thorax surviennent en raison de l’intensité des quintes.

En usage externe, il est exploité dans le traitement des verrues. Son application directe sur les papillomes viraux contribue à les réduire progressivement.

Dans le monde des soins cosmétiques, il est utilisé dans les shampoings antipelliculaires. Pour la peau, il existe des crèmes à base de cette plante qui sont adaptées aux peaux mixtes et grasses.

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Précautions d’emploi du rossolis

L’une des particularités du rossolis est l’acidité de son suc. Pour vous donner une idée de sa puissance, sachez qu’il peut facilement dissoudre un bout de viande. C’est pourquoi, lorsqu’il est utilisé en externe, il est impératif de le diluer. L’application directe sur la peau ou les muqueuses peut entraîner des irritations graves.

Si le patient souffre d’ulcères gastro-intestinaux, il ne doit en aucun cas consommer de rossolis par voie orale. Cette précaution est vitale afin d’éviter toute aggravation de l’affection. La plante risque de provoquer une irritation significative et nuire à la guérison.

Prendre la plante à jeun est déconseillé. Cette pratique peut entraîner des nausées et des diarrhées désagréables. De plus, à forte dose, elle devient même émétique, c’est-à-dire qu’elle provoquera des vomissements au lieu de les soulager.

Une utilisation prolongée du rossolis présente des risques. Des douleurs rhumatismales peuvent apparaître si le traitement se prolonge de manière excessive. Il est donc recommandé de suivre les indications du professionnel de santé qui le prescrit.

L’utilisation interne risque d’induire un changement de couleur de l’urine, la faisant paraître plus foncée. En outre, une prise à forte dose est potentiellement toxique et irritante pour l’intestin. C’est pour cette raison qu’il est important de respecter les posologies recommandées.


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