Découvrez la phytothérapie au travers de notre guide des plantes de A à Z, leurs caractéristiques, leurs utilisations, leurs posologies et leurs bienfaits. Pour en savoir plus sur la phytothérapie, n’hésitez pas à nous contacter.
La verge d’or est une plante rhizomateuse à fleurs. Couramment appelée « Amandines », « solidage » ou « gerbe d’or », elle est assez commune dans l’Hexagone, mais se fait rare dans la Méditerranée.
Il est aussi connu sous le nom d’ « ortie morte » ou d’ « ortie blanche ». Toutefois, il n’appartient pas au genre Urtica. Par ailleurs, il ne pique pas.
De son nom scientifique Laurus nobilis, le laurier commun est un arbuste à feuillage persistant appartenant au genre Laurus et à la famille des Lauraceae.
Le laurier noble, connu sous le nom scientifique Laurus nobilis, est la seule espèce comestible de son genre. Réputée pour ses multiples vertus thérapeutiques, cette plante...
La lavande (Lavandula) est une plante aromatique de la famille des Lamiaceae originaire de l’ouest de la Méditerranée. Elle est composée de plus de 50 espèces destinées à différentes utilisations.
La lavande officinale est un sous-arbrisseau mellifère vivace à feuillage persistant. Elle est très appréciée pour son parfum très caractéristique. La plante est autant prisée en phytothérapie qu’en cosmétologie.
Le lavandin est un hybride naturel de deux espèces de lavandes : la lavande aspic et la lavande vraie. Cette plante est considérée comme la plus grande et la plus robuste du genre Lavandula.
L'histoire du thé du Labrador remonte aux temps anciens, où les Amérindiens l'appréciaient déjà pour ses vapeurs parfumées et ses propriétés bénéfiques pour la santé.
La levure de bière comprend différentes souches de champignons unicellulaires microscopiques, notamment les Saccharomyces cerevisiae. Ces variétés ont été originellement identifiées dans le milieu de la bière.
Cryptogame, ou symbiose entre un champignon et une algue microscopique, le lichen d’Islande est terricole, c'est-à-dire qu’il pousse sur le sol. Il possède des vertus thérapeutiques.
La Hedera helix, plus couramment appelée lierre commun ou lierre grimpant, est une plante grimpante à feuillage persistant appartenant à la famille des Araliaceae.
Le lierre grimpant ou lierre, appartenant à la famille des Araliaceae, pousse spontanément dans les régions tempérées de l’Europe et de l’Asie occidentale.
Le lierre terrestre ou Glechoma hederacea est une plante herbacée qui appartient à la famille des Lamiaceae, au même titre que les menthes. Il est aussi appelé « lierret », « rondette », « rondelotte », « courroie de terre » ou « courroie de Saint-Jean ».
De nom scientifique Linum, le lin est un genre de plantes herbacées dicotylédones de la famille des Linaceae. Depuis le Paléolithique à nos jours, l’Homme l’a exploité pour fabriquer des tissus, des meubles ou du papier. Ses graines présentent de nombreux bienfaits pour la santé.
Le lin cultivé est l’une des espèces les plus connues du genre Linum. Il appartient à la famille des Linaceae. Son nom scientifique est Linum usitatissimum.
Le lithothamne est une petite algue calcaire de couleur rouge que les scientifiques appellent Phymatolithon calcareum. Son ancien nom, encore couramment usité, est Lithothamnium calcareum.
Le lotier corniculé est une plante herbacée vivace appartenant à la famille des Fabaceae. Il est largement répandu dans les régions tempérées d'Europe et d’Asie.
La luzerne est une plante herbacée utilisée en phytothérapie. Elle fait partie des légumineuses les plus performantes pour fixer l’azote de l’air dans la terre, soit plus de 200 unités d’azote/ha/an.
Lycopus est un genre botanique constitué de plantes vivaces. Son nom vient du grec lykos, signifiant « loup », et pous, qui veut dire « pied ». Ces mots font référence à la forme des feuilles de ces plantes.
De son nom scientifique Lysimachia vulgaris, la lysimaque commune est une plante herbacée qui appartient au genre Lysimachia et à la famille botanique des Primulaceae.
L’herbe de la Saint-Jean est une plante herbacée vivace appartenant à la famille des Clusiaceae et au genre Hypericum. Elle se démarque par ses tiges carrées et ses feuilles perforées.
De son nom scientifique Lepidium meyenii, la maca appartient au genre Lepidium et à la famille des Brassicaceae. D’après l’holotype décrit par le botaniste allemand Wilhelm Gerhard Walpers en 1843, cette plante à racine pivotante se développe à l’état sauvage et comprend aussi une forme cultivée.
Originaire d’Australie, le Macadamia fait partie des plantes vivaces à feuillage persistant de la famille des Proteaceae.Arbre noisetier réputé pour ses noix coûteuses, il présente de nombreuses vertus phytothérapeutiques.
Le maïs, ou Zea mays selon sa dénomination scientifique, est originaire de l’Amérique centrale. Elle constituait l’aliment vital des populations de cette partie du monde.
Le maitake, également appelé polypore en touffe, est un champignon originaire des forêts humides du Japon. Il se distingue par son apparence, semblable à celle d’un corail.
La marjolaine des jardins ou marjolaine officinale est une plante vivace appartenant à la famille des Lamiacées. Appréciée pour son odeur, elle est cultivée comme plante aromatique.
Le marronnier d'Inde ou « marronnier commun », de son nom scientifique Aesculus hippocastanum, est un impressionnant arbre à feuilles caduques de la famille des Sapindaceae.
Le maté ou yerba maté est une boisson caféinée qui provient d’Amérique du Sud. Connue pour ses vertus énergisantes, elle fait maintenant partie des infusions les plus consommées dans le monde.
La matricaire ou Matricaria chamomilla est une petite plante à fleurs qui croît généralement en pleine nature. Facilement reconnaissable par son aspect de pâquerette, elle se rencontre surtout dans les régions campagnardes en friches et sur les bords de route.
La mauve ou Malva est un genre botanique regroupant les mauves dites « véritables ». Il s’agit de plantes herbacées appartenant à la famille des Malvacées.
La mauve sylvestre, également appelée mauve des bois ou grande mauve, fait partie de la famille des Malvaceae. Cette espèce, nommée Malva sylvestris, est une plante médicinale herbacée bisannuelle.
Le mélèze d’Europe est un arbre de la famille des Pinaceae. Il fait partie des conifères européens qui perdent leurs aiguilles en hiver. Il joue un rôle non négligeable dans l’entretien de l’environnement.
Le mélèze d’Europe est un arbre de la famille des Pinaceae. Il fait partie des conifères européens qui perdent leurs aiguilles en hiver. Il joue un rôle non négligeable dans l’entretien de l’environnement.
Le genre Melilotus est une plante herbacée de la famille des Fabaceae. Il est originaire de l'Ancien Monde, englobant des régions telles que l'Europe, l'Asie et l'Afrique du Nord.
Le mélilot blanc est une espèce appartenant à la famille des Fabaceae et au genre Melilotus. Cette plante herbacée colonise de nombreuses régions du monde.
Le mélilot officinal, ou « petit-trèfle jaune », a pour nom scientifique Melilotus officinalis. Il appartient au genre Melilotus qui compte une vingtaine d’espèces distinctes.
La mélisse officinale, également connue sous le nom de Melissa officinalis, est une plante herbacée largement appréciée pour ses vertus thérapeutiques depuis l'Antiquité.
La menthe bergamote, connue sous les noms de « menthe citronnée » et « menthe eau de Cologne », est une plante herbacée appartenant à la famille des Lamiacées.
La Mentha x piperita est une espèce de menthe particulière. Issue d’une hybridation entre la menthe aquatique et la menthe verte, elle est appréciée en cuisine pour ses propriétés aromatiques.
La menthe pouliot puise son origine dans les pays d’Afrique du Nord, d’Europe et d’Asie tempérée. Il s’agit d’une plante herbacée de la famille des Lamiacées appréciée pour son odeur citronnée.
La Phytothérapie : Tout savoir au travers de notre guide des plantes de A à Z, leurs caractéristiques, leurs utilisations, leurs posologies et leurs bienfaits
Qu’est-ce que la phytothérapie ?
Le traitement thérapeutique à base de plantes et de principes actifs naturels est connu sous le nom de phytothérapie. Cette méthode a évolué en deux approches distinctes : la phytothérapie traditionnelle, qui utilise des préparations domestiques et des consultations auprès de tradipraticiens ou d'herboristes, et la phytothérapie moderne, qui utilise des méthodes modernes d'extraction des principes actifs et des analyses biochimiques et pharmacologiques pour valider leurs propriétés bénéfiques pour la santé. La phytothérapie moderne est également appelée « phytothérapie rationnelle » ou « phytothérapie médicale ».La phytothérapie traditionnelle est l'une des formes de traitement les plus anciennes et continue à jouer un rôle important en Afrique, en Asie et en Amérique latine grâce à l'utilisation de plantes médicinales. Elle utilise une approche holistique en considérant les effets de la plante dans sa globalité et sur tout l'individu, en utilisant des préparations domestiques ou à plus grande échelle. Les remèdes phytothérapeutiques sont administrés essentiellement par voie orale (tisanes, infusions, poudres) ou voie externe (frictions, inhalations, cataplasmes, massages).D'un autre côté, la phytothérapie moderne utilise des méthodes d'extraction modernes pour extraire les principes actifs contenus dans les plantes médicinales. Ces principes actifs sont ensuite validés pour leurs propriétés bénéfiques pour la santé par une approche scientifique d'analyses biochimiques et pharmacologiques appuyées par la puissance de calcul informatique. Cette seconde approche est également connue sous le nom de « phytothérapie fondée sur les faits » et reprend la méthodologie de la médecine fondée sur les faits.Il convient de noter qu'il existe une distinction entre les préparations phytothérapeutiques et les médicaments à base de plantes. Les médicaments à base de plantes consistent en des principes d'extraction purs « et utilisables tels quels, ou après modification chimique, ou enfin isolés pour être ensuite synthétisés ». Contrairement aux remèdes phytothérapeutiques, ces molécules ont une action pharmacologique importante et sont destinées à des indications thérapeutiques majeures.
Les grands principes de la phytothérapie
La phytothérapie est une discipline médicale qui se fonde sur l'utilisation des plantes et de leurs extraits pour soigner ou prévenir diverses pathologies. Le terme "phytothérapie" est issu du grec ancien phyton, qui signifie plante, et therapeia, qui signifie soigner. Cette médecine est reconnue par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) comme une méthode conventionnelle.En phytothérapie, différentes approches sont utilisées pour exploiter les principes actifs des plantes. Certains praticiens adoptent une approche holistique, qui prend en compte l'ensemble de l'individu, tandis que d'autres se concentrent davantage sur les symptômes et l'action des principes actifs. Par ailleurs, si l'herboristerie est plutôt associée à une approche empirique et traditionnelle, la phytothérapie est quant à elle liée à une approche plus scientifique. Toutefois, la frontière entre les deux tend à se dissoudre, les deux approches profitant l'une de l'autre.Les herboristes sont souvent impliqués dans la culture, la transformation (en concentrés, huiles, élixirs, onguents, etc.) et la préparation des plantes, tâches que les phytothérapeutes n'accomplissent généralement pas.
L’origine et l’histoire de la phytothérapie
Les Sumériens ont laissé le premier témoignage écrit sur la médecine par les plantes il y a environ 3000 ans avant J.-C. sur une tablette d'argile gravée en caractères cunéiformes. Ils utilisaient diverses plantes telles que le myrte, le chanvre, le thym et le saule pour en faire des décoctions filtrées.Le Papyrus Ebers, datant du 16e siècle avant J.-C., est le premier recueil connu consacré aux plantes médicinales. C'est le plus volumineux recueil de l'Égypte ancienne avec ses « 110 pages ». Il fait référence à des documents plus anciens citant des dizaines de plantes accompagnées d'un mode d'utilisation.Les Grecs et les Romains utilisaient également de nombreuses plantes pour leurs vertus médicinales. On trouve des références dans les œuvres de Dioscoride, médecin grec du 1er siècle, ou dans l'Histoire naturelle, ouvrage en 37 volumes de Pline l'Ancien qui a été copié de nombreuses fois jusqu'à la fin du Moyen ge.En Europe, les plantes ont été la base de la pharmacopée jusqu'à la fin du 19e siècle, période où la chimie moderne est apparue. Elles ont été largement utilisées après la Seconde Guerre mondiale, mais ont ensuite été remplacées par des médicaments de synthèse plus simples à utiliser. Une étude de 2008 a analysé les résultats thérapeutiques de 63 plantes anti-rhumatismales mentionnées dans des herbiers européens entre les 16e et 17e siècles. Plus de la moitié d'entre elles ont montré une efficacité in vivo ou in vitro, ce qui a conduit à la nécessité d'exploiter systématiquement les données contenues dans ces herbiers. De même, les connaissances ancestrales des chamans et guérisseurs d'Amérique latine, d'Afrique ou d'Asie sont aujourd'hui répertoriées pour identifier les principes actifs des plantes médicinales. Ces recherches sont menées avec des brevets qui limitent leur usage par les populations originaires de ces plantes, souvent sans compensation autre que symbolique. Cette pratique est dénoncée comme un pillage du capital génétique de ces pays ou populations.En France, le diplôme d'herboriste a été supprimé en septembre 1941 par le gouvernement de Vichy. Ils étaient 4 500 herboristes en 1941 et ne sont plus qu'une dizaine aujourd'hui, alors qu'en Allemagne ou en Italie, il y a plusieurs milliers d'herboristes
Guide de la Phytothérapie : Quels sont les sphères de santé traitées par la phytothérapie ?
La santé de vous et de votre famille est primordiale et vous cherchez des solutions simples, pratiques et proches de la nature pour la préserver. La phytothérapie vous intéresse et c'est une bonne chose car les plantes peuvent aider à soulager la plupart de nos maux quotidiens. Vous trouverez ci-dessous des informations classées selon la sphère de santé qui vous préoccupe.Chaque sphère de santé est associée à des plantes, mais il est important de noter que chaque plante n'est donnée qu'à titre indicatif. Avant d'utiliser un produit de phytothérapie ou d'aromathérapie, demandez toujours l'avis personnalisé de votre pharmacien.
- Phytothérapie pour la beauté, le bien-être féminin, les règles douloureuses et la ménopause.
- Phytothérapie pour le sommeil, le stress, les règles douloureuses et la relaxation.
- Phytothérapie pour la vitalité et les défenses hivernales.
- Phytothérapie pour le bien-être respiratoire.
- Phytothérapie pour les douleurs et les articulations.
- Phytothérapie pour la rétention d'eau, l'élimination et le confort urinaire.
- Phytothérapie pour la circulation.
- Phytothérapie pour les troubles métaboliques et la santé vasculaire.
- Phytothérapie pour la minceur et la détox.
- Phytothérapie pour la digestion et le transit.
Phytothérapie pour la beauté, le bien-être féminin, les règles douloureuses et la ménopause
Depuis toujours, les femmes ont su trouver dans le règne végétal des plantes et des huiles essentielles aux vertus précieuses pour préserver la beauté de leur peau, retarder les signes du vieillissement et rééquilibrer leur système hormonal. Ces propriétés, confirmées par la science moderne, aident les femmes à mieux gérer leur confort physiologique et à conserver leur capital jeunesse tout au long de leur vie.Pour la beauté, l'huile de bourrache et l'huile d'onagre sont particulièrement appréciées pour leur effet sur la souplesse et l'élasticité de la peau. Pour les petits problèmes de peau, la bardane et la pensée sauvage sont des choix judicieux.En cas d'inconfort lié à la physiologie féminine, l'huile d'onagre peut être utilisée pour atténuer les symptômes du syndrome prémenstruel. La grande camomille et l'achillée millefeuille sont également reconnues pour leurs bienfaits en cas de règles douloureuses. Quant au houblon, il est recommandé pour les bouffées de chaleur et pour atténuer les désagréments de la ménopause tels que l'irritabilité et les changements d'humeur.Enfin, pour le bien-être féminin, la canneberge d'Amérique, ou cranberry, est aujourd'hui très populaire en Europe. Riche en proanthocyanidines, les baies de cranberry étaient traditionnellement utilisées par les Amérindiens. L'extrait de cranberry peut être associé à des huiles essentielles en capsules, comme dans le produit Urisanol Flash. Demandez toujours conseil à votre médecin ou à votre pharmacien avant d'utiliser des produits de phytothérapie.
Phytothérapie pour le sommeil, le stress, les règles douloureuses et la relaxation
Le sommeil est crucial pour notre santé, mais un tiers des Français souffrent de troubles du sommeil. Pour bénéficier d'un état de veille optimal, il est nécessaire d'avoir un sommeil réparateur en quantité et en qualité. Depuis des siècles, les plantes ont été utilisées pour leurs vertus relaxantes et apaisantes. La Passiflore, la Valériane et l'Eschscholtzia ont ainsi démontré leur efficacité pour favoriser le sommeil. L'Aubépine et la Verveine sont également reconnues pour améliorer la qualité du sommeil. La Mélisse est particulièrement utile pour réduire les tensions et faciliter l'endormissement. Dans la formule Sériane Sommeil, la Mélisse est associée au Lactium®, un composant d'origine naturelle qui favorise la relaxation musculaire et nerveuse pour un sommeil paisible.Pour combattre le stress de la vie quotidienne, la Rhodiole est un allié de choix. Cette plante est traditionnellement utilisée pour améliorer les performances physiques et mentales de l'organisme, ainsi que la vigilance et la concentration. N'hésitez pas à demander conseil à votre pharmacien pour trouver les solutions les plus adaptées à vos besoins en matière de sommeil, stress et règles douloureuses.
Phytothérapie pour la vitalité et les défenses hivernales
Comment préserver son énergie face aux multiples causes de fatigue ? C'est un objectif clé pour conserver son tonus et renforcer les défenses de l'organisme, surtout avant l'hiver.La première source d'énergie est un régime alimentaire équilibré. Pour cela, il faut répartir les apports caloriques en trois repas par jour et éventuellement une collation (10h00 ou 16h00), et privilégier les aliments riches en vitamines (C et D), sels minéraux (magnésium et zinc) et phytonutriments : légumes et fruits frais, céréales et fruits secs, poissons… N'oubliez pas de relever vos plats avec des herbes et des épices, et évitez les "faux amis" comme le café, l'alcool et le tabac qui ne font que masquer la fatigue.Certains composants sont connus pour leur capacité à restaurer l'énergie en douceur et de manière durable. Pour bénéficier de ses effets tonifiants, privilégiez l'extrait concentré de Camu camu riche en vitamine C, et pensez à faire régulièrement une cure de vitamine C. Le Ginseng, un stimulant général, contribue également à normaliser les capacités physiques et l'activité intellectuelle. Quant au Rhodiola, il favorise le tonus intellectuel et la résistance face au stress.En hiver, le froid et l'humidité fragilisent l'appareil respiratoire, et il est important de renforcer les défenses naturelles. Pour cela, l'Échinacée peut être très utile, tout comme la Propolis. Enfin, les baies de Sureau contribuent au maintien des défenses immunitaires et augmentent la résistance aux agressions hivernales. Notez que l'extrait de Sureau peut être associé à des huiles essentielles en capsules, comme dans le produit DUAL NEZ-GORGE aux essences.
Phytothérapie pour le bien-être respiratoire
L'air que nous respirons dans nos maisons et nos bureaux peut être mauvais pour nos poumons, en particulier pendant l'hiver lorsque les virus se propagent et menacent notre santé. Pour prendre soin de notre confort respiratoire, il est important de prendre des précautions d'hygiène élémentaires et de privilégier les plantes ayant une action ciblée.Plusieurs plantes traditionnellement utilisées peuvent aider à combattre les maux de l'hiver et les inconforts respiratoires. Le thym favorise l'apaisement des voies respiratoires en cas de toux sèche, tandis que l'eucalyptus globuleux a un effet apaisant en cas de toux grasse. Il est important de noter que l'extrait d'eucalyptus peut être associé à des huiles essentielles en capsules, comme on peut le retrouver dans le produit Dual Bronches aux essences.Il est également important de suivre des bonnes pratiques pour améliorer la qualité de l'air intérieur, comme l'ouverture des fenêtres pendant 10 minutes par jour, la vérification de l'installation de chauffage avant l'hiver, l'évitement de fumer à l'intérieur, la protection en toussant ou en éternuant, le port d'un masque en papier si nécessaire, le lavage fréquent des mains, et la diffusion d'huiles essentielles en respectant les précautions d'emploi.
Phytothérapie pour les douleurs et les articulations
Peut-être liées à l'âge, les atteintes articulaires peuvent également être causées par d'autres facteurs tels que le surmenage articulaire (professionnel ou sportif), le surpoids, les traumatismes accidentels ou encore l'hérédité. Quelle que soit la cause, la dégradation progressive du cartilage de l'articulation entraîne une gêne fonctionnelle à long terme.Pour soulager les crises et gérer les douleurs chroniques, la phytothérapie peut être utile. Plusieurs plantes sont connues pour leurs propriétés bénéfiques, telles que la Reine des Prés qui est riche en dérivés salicylés, l'Harpagophyton ou encore le Curcuma qui aide à maintenir la flexibilité et le confort articulaire et qui peut être associé au Gingembre pour une meilleure disponibilité. Enfin, les plantes minéralisantes comme le Bambou sont réputées pour leur contribution à la solidité de l'os et au confort articulaire.
Phytothérapie pour la rétention d'eau, l'élimination et le confort urinaire
Certaines plantes médicinales sont connues depuis l'Antiquité, voire le Moyen ge, pour faciliter l'élimination de l'eau. Les solutions naturelles sont préférées aujourd'hui comme hier pour améliorer le confort urinaire. En cas de rétention d'eau, un problème qui touche principalement les femmes, la Piloselle peut être utile. Elle stimule les fonctions d'élimination et favorise le drainage de l'organisme. La Busserole et la Bruyère sont également des plantes appréciées pour soulager les gênes urinaires chez les femmes. N'oubliez pas de demander conseil à votre pharmacien.Pour prévenir les troubles urinaires, voici quelques recommandations destinées aux femmes :
- Buvez au moins 1,5 litre d'eau par jour, et plus en cas de canicule ou de voyage en avion.
- Allez aux toilettes dès que vous en ressentez le besoin.
- Urinez toujours après un rapport sexuel.
- Effectuez une toilette intime matin et soir avec un savon surgras.
- Privilégiez les sous-vêtements en coton et évitez les vêtements trop serrés.
- Consommez des aliments riches en fibres pour prévenir la constipation.
- Évitez de fumer.
- Apprenez à gérer votre stress au quotidien.
- Si vous avez de la fièvre ou si vos symptômes ne s'améliorent pas après trois jours, consultez un professionnel de la santé.
Phytothérapie pour la circulation
L'insuffisance veineuse se manifeste souvent par une sensation de jambes lourdes, qui résulte d'une faiblesse dans le mécanisme de remontée du sang vers le coeur. Pour éviter cela, la prévention est essentielle. En adoptant quelques précautions simples, il est possible de maintenir une bonne circulation : une activité physique régulière, une alimentation équilibrée et, si nécessaire, une cure à base d'extraits végétaux. Certaines plantes contiennent des substances bénéfiques pour la circulation veineuse, telles que la Vigne rouge, le Fragon, le Cassis ou la Myrtille.Il est important de noter que le Ginkgo est connu en phytothérapie pour favoriser la circulation sanguine, en particulier au niveau cérébral, ce qui contribue au maintien d'une bonne mémoire et à la préservation des fonctions cognitives.
Phytothérapie pour les troubles métaboliques et la santé vasculaire
Notre bien-être et notre qualité de vie à long terme sont grandement influencés par nos choix alimentaires et notre mode de vie. Une alimentation méditerranéenne qui exclut les graisses saturées peut protéger notre système cardiovasculaire. Pour maintenir notre taux de cholestérol, faire baisser notre pression artérielle et le taux de triglycérides, il est conseillé de pratiquer une activité physique régulière. Le sommeil joue également un rôle clé dans le maintien de l'équilibre physiologique. Ainsi, il est important d'appliquer ces mesures avec rigueur.En complément d'une hygiène de vie saine, certains composants peuvent être d'une aide précieuse pour notre santé. L'extrait de feuille d'Olivier est utile pour maintenir une pression artérielle normale, tandis que l'ail est recommandé pour une bonne circulation sanguine et un taux de cholestérol normal. N'hésitez pas à en parler avec votre médecin ou votre pharmacien.Il convient de noter que le risque cardiovasculaire est souvent sous-estimé, surtout chez les femmes. Pour évaluer votre profil cardiovasculaire, vous pouvez réaliser l'un des tests en ligne proposés par la Fédération française de Cardiologie sur leur site web (www.fedecardio.org).
Phytothérapie pour la minceur et la détox
Pour retrouver une silhouette harmonieuse, il est essentiel de suivre des mesures diététiques et d'adopter un régime alimentaire équilibré, même si cette démarche peut s'avérer difficile, surtout pour les plus gourmands. Heureusement, de nombreuses plantes sont reconnues pour leur capacité à réduire l'appétit, à éliminer les graisses et à faire fondre les surplus de poids. Elles peuvent être une aide précieuse pour se sentir bien dans son corps.En complément d'une alimentation variée et équilibrée, certaines plantes, sous forme d'extrait concentré, peuvent aider à contrôler le poids. Le Thé vert est connu pour brûler les graisses et favoriser l'élimination rénale de l'eau, tandis que le Maté aide à mobiliser les réserves adipeuses. La pectine de pomme, quant à elle, forme un gel qui crée une sensation de satiété. D'autres plantes comme le guarana ou l'hibiscus sont également utilisées pour maintenir la ligne.Pour optimiser un programme minceur, il est possible d'associer des plantes à effet drainant telles que le Pissenlit, le Bouleau ou encore la Piloselle pour favoriser les mécanismes d'élimination de l'organisme au niveau du système urinaire. Enfin, il est important de noter que le Radis noir est conseillé pour la sphère detox à chaque changement de saison.
Phytothérapie pour la digestion et le transit
Pour certaines personnes, des troubles digestifs passagers, tels que la digestion difficile, les ballonnements ou la constipation, peuvent être liés à de mauvaises habitudes alimentaires. Bien sûr, une alimentation variée et équilibrée est essentielle pour éviter ces désagréments. Cependant, les plantes peuvent également être utiles en complément pour dissiper ces troubles et retrouver un fonctionnement harmonieux du système digestif.Parmi ces plantes, l'Artichaut est connu pour faciliter la digestion, tandis que le Charbon végétal a la propriété de fixer les gaz produits dans l'intestin. D'autres plantes sont connues pour leur action spécifique, comme le Gingembre, qui est utile en cas de nausées ou de mal des transports, ou encore la Myrtille, recommandée en cas de transit accéléré. Pour obtenir des conseils personnalisés, n'hésitez pas à demander l'avis de votre pharmacien.Il est également possible d'associer certaines plantes sous forme de mélange prêt à l'emploi. Par exemple, le Fenouil, le Romarin et la Sauge sclarée sont proposés dans le complément alimentaire Naturactive Digestion, en sticks fluides à diluer dans un verre d'eau. L'Acacia, le Tamarin et le Pruneau sont associés dans le complément alimentaire Naturactive Transit, également en sticks fluides.
Qu’est-ce que la phytothérapie en pratique ?
Le phytothérapeute est un professionnel de la santé qui exerce principalement en cabinet privé, dans des centres de santé, des magasins de produits naturels, ou encore dans des cliniques rattachées aux écoles de formation. Il peut également travailler en tant que conseiller en phytothérapie. Une consultation commence généralement par un bilan de santé et une analyse des symptômes du patient. La prescription de plantes, cultivées par le thérapeute ou achetées auprès de sources commerciales, fait partie intégrante du traitement, mais le professionnel peut également recommander des changements de régime alimentaire, des exercices physiques ou de relaxation.Le phytothérapeute conseille des plantes adaptées aux besoins de son patient, sous forme de gélules, de décoctions, d'applications locales ou autres, pour travailler sur le terrain ou gérer des symptômes. Il peut également recommander des changements dans l'hygiène de vie tels que l'alimentation, la pratique d'exercices physiques ou la gestion du stress. La durée de la consultation varie mais dure en moyenne une heure.Le phytothérapeute propose régulièrement des bilans pour évaluer les progrès de son patient et peut conseiller d'autres plantes ou méthodes naturelles de bien-être pour restaurer le terrain. La phytothérapie est devenue très complémentaire d'autres disciplines de bien-être, de sorte que la plupart des phytothérapeutes pratiquent d'autres techniques dans une vision plus globale et holistique de l'être humain.Il existe de nombreuses écoles de phytothérapie en France, chacune avec son propre programme. Bien que le métier ne soit pas réglementé, certains phytothérapeutes se forment dans des écoles privées, tandis que d'autres complètent leur formation à l'université. Les différentes formations proposent une approche souvent très théorique, mais c'est avec l'expérience que le phytothérapeute affinera ses choix et pourra proposer les plantes ou associations de plantes les plus adaptées à son patient.Les plantes contiennent des principes actifs qui peuvent être toxiques, voire mortels à des doses élevées. Il existe également des interactions avec d'autres plantes, des médicaments ou des compléments alimentaires. Il est donc crucial de prendre conseil auprès d'un phytothérapeute diplômé qui prendra le temps de poser toutes les questions nécessaires pour mieux comprendre le patient et lui proposer un conseil adapté. En effet, tout ce qui est « naturel » n'est pas inoffensif et certaines plantes peuvent être toxiques ou nocives en interaction avec d'autres substances.
Quelles sont les précautions d’emploi à avoir avec la phytothérapie ?
Les plantes renferment des principes actifs très puissants, mais certains peuvent être toxiques, même à faible dose. L'utilisation de plantes n'est pas sans risques, car leur culture ou leur usage peut être interdit dans certains pays, comme c'est le cas en France pour la culture de pavot somnifère qui est strictement réglementée et réservée à l'industrie pharmaceutique. Afin de garantir une utilisation sûre des principes actifs des plantes, la pharmacologie cherche à les extraire de manière contrôlée. En effet, la consommation brute de la plante peut entraîner l'absorption d'autres substances en plus des principes actifs, ce qui complique la détermination de la dose ingérée et augmente le risque de sous-dosage ou de surdosage.La composition d'une plante peut varier d'un spécimen à l'autre en fonction de facteurs tels que le terrain, l'humidité, la température ou encore l'ensoleillement, ce que l'on appelle en aromathérapie le chémotype. Il est donc fortement déconseillé d'utiliser des plantes dont la provenance est incertaine, car la pollution, la cueillette, la conservation ou le stockage peuvent altérer leurs propriétés. Les plantes sèches vendues dans des sachets transparents doivent également être évitées, car la lumière peut altérer leurs propriétés.En Occident, la phytothérapie traditionnelle, qui ne repose pas sur la médecine fondée sur les faits, est considérée par la communauté scientifique comme une médecine non conventionnelle présentant des risques de toxicité, d'interaction avec d'autres médicaments ou encore de pollution par des produits chimiques ou des métaux lourds, selon les plantes utilisées.La phytothérapie moderne, en revanche, s'appuie sur des preuves scientifiques tout en respectant la tradition. Elle utilise des recherches pour valider l'efficacité des principes actifs extraits des plantes. Cependant, les études et les essais cliniques sont encore peu nombreux. L'un des obstacles dans l'étude des composés actifs des extraits de plantes est la variabilité qualitative et la variation phénotypique et génotypique des produits phytothérapeutiques, ainsi que la diversité des méthodes d'extraction et les différences géographiques et climatiques qui affectent la teneur en principes actifs et/ou toxiques de ces produits, conduisant à des résultats thérapeutiques différents et incohérents pour les patients.
Quels sont les modes de préparation et modes d’administration en phytothérapie ?
Les plantes ont de nombreuses propriétés digestives et peuvent être préparées de différentes manières (infusion, décoction, tisane, jus, broyage, trituration, organe naturel ou cuit, etc.). Ces préparations phytopharmaceutiques peuvent être administrées par voie interne orale (tisanes, infusions, poudres) ou voie externe cutanée, nasale ou buccale, voire oculaire, auriculaire, vaginale ou rectale (applications, frictions, inhalations, cataplasmes, compresses, massages, etc.).Les principales formes de préparation sont :
- Tisane : les parties de plantes sont utilisées fraîches ou sèches et peuvent être infusées, macérées ou décoctées.
- Poudres et gélules : ces formes plus modernes peuvent être obtenues par broyage ou cryobroyage, mais leur composition diffère de celle des tisanes traditionnelles. Leur utilisation doit donc être prise en compte en matière de sécurité.
- Extraits hydroalcooliques de plantes fraîches ou alcoolatures : l'extraction permet d'obtenir une forme concentrée en principes actifs qui peut être incorporée dans une forme galénique pour un usage aisé. Les plantes utilisées pour ces préparations doivent être de bonne qualité.
- Suspension intégrale de plantes fraîches : cette forme galénique récente permet de conserver le totum de la plante.
Il est important de noter que les préparations phytopharmaceutiques peuvent contenir des substances toxiques ou des concentrations trop élevées en principes actifs. De plus, leur composition peut varier d'un spécimen à l'autre en fonction des conditions de croissance et de conservation. C'est pourquoi il est recommandé d'utiliser des plantes de qualité et de se conformer à la réglementation en vigueur pour les médicaments à base de plantes.
Comment avoir une démarche active en phytothérapie ?
Pouvoir être en bonne santé physique et mentale est un désir légitime que nous partageons tous. Cependant, cela dépend en grande partie de notre propre responsabilité en matière d'hygiène de vie et de prévention. Les bases d'une démarche responsable pour améliorer notre santé et notre bien-être consistent en une alimentation équilibrée, un sommeil suffisant, une pratique régulière d'exercice physique et l'évitement d'excès. Il est préférable de prévenir plutôt que de guérir, comme le dit l'adage.Retourner aux fondamentaux signifie également faire appel à des solutions durables. Nos modes de vie actuels fragilisent nos organismes, qui ont besoin de retrouver leur équilibre grâce à des produits naturels dont les actions sont harmonieuses et respectueuses des rythmes biologiques.Le monde végétal offre un potentiel inépuisable d'actifs d'origine naturelle, qui sont une source de médicaments et de produits de santé capables d'aider à apaiser nos troubles fonctionnels, à rééquilibrer nos systèmes organiques, à nous défendre contre les agressions et à restaurer notre énergie vitale.En phytothérapie, les actifs végétaux sont extraits de la plante par un processus complexe qui produit des extraits concentrés, secs ou liquides.
Quels sont les bienfaits de la phytothérapie ?
Les bienfaits curatifs et préventifs des plantes sur de nombreuses maladies et affections ne peuvent être niés. Il suffit de consulter les monographies de la section Produits de santé naturels sur PasseportSanté.net pour en prendre conscience, chacune présentant de nombreuses recherches scientifiques sur les propriétés des plantes étudiées. Toutefois, la recherche et le développement en phytothérapie sont fortement limités en comparaison de l'industrie pharmaceutique, car il est difficile de financer des recherches à grande échelle pour prouver l'efficacité des plantes, notamment parce qu'il est impossible de breveter une plante afin de rentabiliser les investissements.De plus, en phytothérapie, la synergie entre les différents composants et principes actifs de la plante est essentielle, mais les méthodes de recherche actuelles sont souvent basées sur l'isolement d'un seul élément à la fois pour évaluer son effet particulier. Cependant, de nouveaux protocoles de recherche plus rigoureux commencent à être élaborés pour tenir compte des particularités des plantes (synergie, prise en compte des éléments traces, action vibratoire, etc.), tels que l'étude des réponses physiologiques à des traitements à base de plantes plutôt que l'évaluation statistique de leurs effets sur la morbidité.Ces dernières années, des revues systématiques et des études cliniques aléatoires sur la phytothérapie ont été publiées, portant sur des problèmes de santé tels que l'arthrite, le cancer, la maladie d'Alzheimer, les symptômes de la ménopause et la douleur. Les résultats montrent que la phytothérapie, seule ou en combinaison avec la médecine classique, semble prometteuse dans le traitement de certaines maladies, bien que la qualité de plusieurs de ces études soit insuffisante pour tirer des conclusions définitives sur l'efficacité de la phytothérapie. L'un des principaux avantages des plantes médicinales courantes est qu'elles provoquent très peu, voire aucun effet indésirable. De plus, l'action synergique de leurs divers constituants commence à être mieux comprise et acceptée scientifiquement. Cependant, les médicaments de synthèse ont souvent une action plus directe et plus rapide, ce qui les rend plus efficaces dans certains cas, tandis que la composition exacte, la qualité et les conditions de conservation sont plus faciles à garantir.
Le procédé d'extraction concentrée de plantes : une méthode particulière
Alors que certains fabricants proposent des poudres de plantes brutes, d'autres ont opté pour une méthode de production différente.Ce processus original est plus complexe et plus long, mais utilise des techniques performantes pour extraire les molécules actives des plantes et éliminer les composants non essentiels. Aujourd'hui, le processus d'extraction et de concentration se déroule en cinq étapes :
- Broyage fin de la plante : Après un séchage approprié, la partie utile de la plante est finement broyée.
- Extraction des actifs : Les actifs sont extraits par mélange aqueux, alcoolique ou hydroalcoolique, pendant un certain temps et à une température optimale. Cela permet de concentrer la famille d'actifs d'intérêt.
- Filtration pour éliminer la cellulose : Le liquide obtenu est filtré pour éliminer complètement la cellulose et les résidus solides.
- Évaporation pour concentrer l'extrait fluide : L'extrait fluide est soumis à évaporation, sous vide et à une température contrôlée, pour le concentrer et éliminer l'eau ou l'alcool utilisé lors de l'extraction.
- Titration et standardisation de l'extrait concentré sec : L'extrait concentré sec est titré et standardisé, puis encapsulé.
Finalement, les produits de phytothérapie offrent un maximum d'actifs dans un minimum de volume.
La concentration des actifs en phytothérapie
La méthode d'extraction concentrée des plantes permet de proposer directement aux utilisateurs les molécules actives présentant un intérêt pour leur effet nutritionnel, phyto-nutritionnel ou physiologique recherché. L'extrait de plante est actif, concentré, assimilable et standardisé.- Actif : Grâce à ce procédé original, certaines substances telles que la cellulose sont éliminées pour ne conserver que les composants présentant une activité biologique intéressante.
- Concentré : L'extrait obtenu est concentré en molécules actives, ce qui permet d'éviter de conditionner la plante dans de grosses gélules ou de multiplier les prises. L'amélioration de l'observance du traitement est essentielle pour obtenir l'effet recherché.
- Assimilable : La cellulose étant éliminée, seuls les principes actifs parfaitement solubles et biodisponibles sont conservés, car les fibres de cellulose ne sont pas assimilables et retiennent les actifs, freinant ainsi leur diffusion dans l'organisme.
- Standardisé : La concentration des principes actifs peut varier en fonction des conditions de récolte telles que le lieu, la météo et la maturité de la plante. Le procédé d'extraction permet de garantir la concentration souhaitée en actif et de reproduire un dosage constant pour chaque lot fabriqué. Les utilisateurs bénéficient donc d'un extrait titré et standardisé.
La phytothérapie et les professionnels de santé
Les professionnels de santé diplômés d'État (médecins, pharmaciens, dentistes, sages-femmes, vétérinaires, infirmières, kinésithérapeutes, etc.) ou de formation privée reconnue par l'État (ostéopathes, chiropracteurs) ou non reconnue (naturopathes, herboristes) conseillent ou prescrivent la phytothérapie en médecine, en dehors de l'automédication familiale. La vente des produits de phytothérapie est réglementée par la législation sur les compléments alimentaires.Il est important de souligner que le terme « naturel » ne signifie pas automatiquement « bénéfique ». Il est fréquent de voir des allégations nutritionnelles et de santé présentant la phytothérapie comme méthode « naturelle », exploitant ainsi l'ambiguïté qui peut être assimilée à « bénéfique » et « inoffensive », ce qui n'est pas toujours le cas. En effet, certaines préparations phytothérapiques, comme les aconits, peuvent entraîner des intoxications et des effets secondaires graves. De plus, la plupart des principes actifs contenus dans les médicaments pharmaceutiques proviennent directement ou indirectement de molécules végétales « naturelles » ayant été scientifiquement validées pour leur efficacité.Des erreurs de fabrication peuvent également se produire, comme cela s'est produit avec une préparation pour tisane amaigrissante en pharmacopée chinoise vendue en Belgique au début des années 1990. Une plante de la famille des aristoloches, très dangereuse, avait été incluse dans la préparation en raison d'une erreur de traduction, entraînant des insuffisances rénales majeures et des cancers chez 110 personnes.La prise simultanée de plantes médicinales et de médicaments peut entraîner des interactions et des effets secondaires graves. Par exemple, le millepertuis peut inhiber l'effet de médicaments tels que la digoxine, la théophylline, les anticoagulants à base d'anti-vitamine K, les contraceptifs oraux, certains antidépresseurs, ou encore des traitements contre l'infection à VIH (sida) ou certains anticancéreux. Il est donc important de toujours informer son professionnel de santé de toute prise de plantes médicinales en même temps que des médicaments, afin de prévenir les interactions potentielles et les effets secondaires indésirables.